Burundi: La Cour constitutionnelle valide l’élection d’Evariste Ndayishimiye

Bujumbura (© 2020 Afriquinfos) – La Cour constitutionnelle du Burundi a annoncé jeudi avoir validé les résultats de l’élection présidentielle du mois dernier, déclarant le candidat à la présidentielle du parti au pouvoir, Evariste Ndayishimiye, président élu.

Les électeurs burundais s’étaient rendus aux urnes le 20 mai pour élire un nouveau président, les députés et les conseillers communaux.  Le général Ndayishimiye a été déclaré vainqueur de la présidentielle par la Commission électorale, avec 68,72% des voix, très loin devant le chef du CNL Agathon Rwasa (24,19%).

Le CNL a aussitôt dénoncé une « mascarade électorale », dressant la longue liste des irrégularités commises selon lui par le pouvoir, qui aurait fait pression sur les assesseurs de l’opposition et les électeurs et multiplié les fraudes.M. Rwasa a déclaré avoir présenté devant la Cour constitutionnelle un dossier comportant « des preuves qu’il y a eu une fraude massive ».

Mais il a aussi plusieurs fois dit ne se faire aucune illusion sur l’issue de la procédure, devant la Cour qui avait validé la réélection du président Pierre Nkurunziza en 2015.

Dans les résultats finaux annoncés à Bujumbura, la plus grande ville du Burundi, par le président de la Cour constitutionnelle Charles Ndagijimana, M. Ndayishimiye a remporté 68,70% des voix et M. Rwasa 24,18%.

« Non, pas de commentaires ou de spéculations sur la décision qui va être annoncée. Tout le monde sait ce que nous pensons à ce sujet », a ajouté M. Bizimungu.

Le tribunal a également déclaré que les plaintes contre les résultats provisoires déposées par M. Rwasa n’étaient pas fondées et étaient donc nulles et non avenues.

  1. Rwasa avait porté plainte devant la Cour constitutionnelle pour contester les résultats provisoires, affirmant que les élections avaient été marquées par plusieurs irrégularités.

En vertu de la nouvelle constitution promulguée en juin 2018, le mandat présidentiel est prolongé de cinq à sept ans et le président peut exercer deux mandats consécutifs.

Evariste Ndayishimiye, né en 1968, est actuellement le secrétaire général du parti au pouvoir. Auparavant, il a été ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Il a également été successivement chef de cabinet militaire à la présidence, puis chef du cabinet civil du président Pierre Nkurunziza à qui il succède et  dont la candidature à un troisième mandat controversé avait plongé le pays dans une crise politique majeure, qui a fait au moins 1.200 morts et poussé à l’exode quelque 400.000 Burundais.

Innocente Nice

 

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