Zimbabwe: des écoles fermées pour la fête d’anniversaire du président Mugabe

Afriquinfos Vue
3 Min de Lecture

Bulawayo (© 2017 Afriquinfos) –Au moyen d’une directive rendue publique le mercredi 22 février 2017, le ministère de l’Enseignement primaire et secondaire demandait aux écoles de Bulawayo (deuxième plus grande ville du pays) de fermer les classes dans le cadre des préparatifs des festivités de l’anniversaire du président Robert Mugabe.

En vertu de cette directive, ce jeudi 23 et vendredi 24 février 2017 sont donc jours fériés pour les écoles de cette ville, mais également pour quatre autres écoles de Matabeleland-Sud. Autant dire que ce qui est voulu comme enseignement pour les élèves durant ces deux jours, c’est qu’ils sachent que le président a eu un an de plus.

A noter que c’est le samedi 25 février 2017, qu’interviendra le clou des activités entrant dans le cadre des festivités de ce 93è anniversaire du président Mugabe. Ce jour en effet, se tiendra la cérémonie officielle à Matapos, une ville située à 500 Km de la capitale Harare. L’occasion est annoncée pour être celle d’un banquet qui sera offert à des milliers de partisans dans le parc national de Matopos.

L’autre réalité, c’est qu’une certaine frange de la population s’insurge contre les fonds injectés dans ces activités d’anniversaire. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la crise économique au Zimbabwe a atteint un niveau où la liquidité même se fait rare. Mais tout porte à croire qu’il y en aura toujours à dilapider – même à l’excès – tant qu’il s’agira d’activités concernant le clan présidentiel.

L’on se rappelle que l’année dernière, pour son 92e anniversaire, Robert Mugabe avait servi à ses invités de la viande d’éléphant, de buffle et d’antilope à profusion, ainsi qu’un énorme gâteau de 92 kilos. Et le coût total des festivités a été évalué à 800.000 dollars US.

Né le 21 février 1924 dans la colonie britannique Rhodésie du Sud (l’actuel Zimbabwe), Robert Mugabe est devenu instituteur. Puis, il a rejoint les rangs de la rébellion contre la minorité blanche au pouvoir. Et en 1980, à la faveur de la victoire de cette rébellion proclamant l’indépendance du pays, il s’est installé au pouvoir qu’il n’a plus quitté. Cette année encore, il a laissé entendre que « La majorité des gens pensent qu’il n’y a personne pour me remplacer ». Preuve qu’il veut de nouveau briguer la magistrature suprême en 2018.

Innocente Nice