Une nouvelle coalition entend défier les Transitions dans les 3 États de l’AES

L’Alliance des démocrates du Sahel (ADS) créée le 7 avril 2026 se veut désormais un contrepoids face à l’Alliance des États du Sahel (AES) composée des pouvoirs militaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

Afriquinfos Editeur
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Bruxelles (© 2026 Afriquinfos)- L’Alliance des démocrates du Sahel (ADS) créée le 7 avril 2026 se veut désormais un contrepoids face à l’Alliance des États du Sahel (AES) composée des pouvoirs militaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Le mouvement porté par des citoyens maliens, burkinabè et nigériens, vivant pour la plupart en exil, milite pour le retour à l’État de droit, la défense des libertés fondamentales et l’organisation d’élections crédibles dans la région du Sahel.

Un nouveau mouvement de contestation voit le jour dans le Sahel. Quelques mois après le après le lancement de la Coalition des forces pour la République, la CFR, portée par l’imam malien Mahmoud Dicko, au tour de l’Alliances des démocrates du Sahel de se liguer contre les dirigeants militaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

A ces derniers, l’ADS reproche, une dérive autoritaire, notamment les restrictions des libertés civiles et la répression des oppositions. L’ADS se veut complémentaire du CFR : « Ceux qui luttent à l’intérieur de leur pays vont toujours continuer à mener cette lutte-là. Mais nous, de notre côté, c’est pour avoir une synergie d’action du Sahel. Comme vous le savez, il y a l’AES pour les putschistes – j’appelle ça le « syndicat des putschistes ». Mais pour nous, en tant que société civile, oui, c’est bien de lutter, de mener des actions à l’intérieur de notre pays.

Maintenant, il faut aller au-delà. Il faut aller vers une synergie d’action entre nos trois pays pour nous faire entendre aussi pour, au moins, le retour à l’ordre constitutionnel dans le Sahel», a expliqué son secrétaire général, Malick Konaté.

Aussi, le nouveau mouvement veut-il œuvrer par des actions pacifiques à rompre avec la militarisation de l’État et lutter pour le retour des libertés fondamentales. Il s’agit pour les dirigeants et membres de l’ADS, essentiellement des acteurs de la société civile en exil, de mobiliser la diaspora et les partenaires internationaux afin qu’ils soutiennent les dynamiques démocratiques dans le Sahel. La finalité étant un retour à l’État de droit et l’organisation des élections au Burkina Faso, au Mali et Niger.

C’est le 9 mai 2026, que l’Alliance des Démocrates du Sahel, va, à Bruxelles, officiellement lancer ses activités. Entre ses détracteurs qui se questionnent sur l’ancrage local de l’ADS dans les pays concernés, et ses soutiens qui, y voient un contrepoids de taille à l’AES, le nouveau mouvement devra, démontrer sa capacité à réellement influer sur le cours des choses à Bamako, Niamey et Ouagadougou.

Boniface T.