Un Fonds souverain minier pas comme les autres pour tirer profit de l’or burkinabè

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Conseil des Ministres du Burkina Faso ce 21 Mai (DR)

Ouagadougou (© 2025 Afriquinfos)- Le Burkina Faso a acté la création du Fonds « Siniyan-Sigui », un fonds souverain minier ambitieux. la mesure adoptée lors du Conseil des Ministres de ce 21 mai 2026 présidé par le Capitaine Ibrahim Traoré. Destiné à capturer les excédents générés par la hausse des cours mondiaux des minerais, cet outil stratégique vise à financer des projets industriels et d’infrastructures lourdes. En plaçant la richesse du sous-sol au service du développement endogène, le gouvernement entend poser les jalons d’une transformation structurelle du pays dont les premiers fruits sont attendus dès 2027.

Le Ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a déclaré que l’adoption de ce décret « permet d’avoir un fonds souverain minier alimenté par le supplément de ressources dégagées au niveau de l’activité minière en tenant compte d’un niveau des cours des minerais de référence et, au-delà de ces cours, tout ce qui est réalisé comme excédent est reversé dans ce fonds souverain« .

Il a souligné que le fonds souverain minier est créé sous forme « d’un compte d’affectation spécial » qui va permettre de financer non seulement des projets industriels mais aussi des projets d’infrastructures dont les premiers verront le jour à partir de 2027.

Cette gestion sur le long terme vise à garantir que la richesse minière actuelle bénéficie aux générations futures.

Selon des pays du pays, ‘’cette annonce intervient dans un contexte de performance budgétaire notable. Le premier trimestre de l’exercice 2026 s’est achevé sur un taux de recouvrement des recettes de 107%, témoignant de l’efficacité des réformes en cours. Cette maîtrise de la trésorerie a non seulement permis de dégager des excédents, mais aussi d’éponger une grande partie de la dette intérieure, renforçant ainsi la crédibilité financière de l’État burkinabè’’.

Depuis 2009, le secteur minier constitue un pilier essentiel de l’économie du Burkina Faso, contribuant significativement à la croissance économique, à la création d’emplois et aux recettes publiques.

Le pays compte actuellement une quinzaine de mines industrielles en production, 16 mines semi-mécanisées en production et plus de 240 permis de recherche actifs. La production nationale d’or est passée de 60,771 tonnes en 2024 à plus de 94 tonnes en 2025, selon les données du ministère chargé des Mines.

Sur le plan économique, les recettes directes du secteur sont en hausse depuis 2019, passant de près de 540 milliards de FCFA (environ 930 millions de dollars) en 2023 à près de 570 milliards de FCFA (environ 980 millions de dollars) en 2024 pour s’établir à plus de 776 milliards de FCFA (environ 1,34 milliard de dollars) au 31 décembre 2025.

En outre, l’or demeure la principale composante des exportations du pays, représentant 82,3 % de la valeur totale des exportations du pays en 2024. Ces performances enregistrées par le secteur ces dernières années ont porté le Burkina Faso sur l’échiquier des pays miniers en Afrique.

Les autorités ont multiplié les réformes dans le secteur afin de maximiser les retombées sur le reste de i’économie.

Par ailleurs, le gouvernement a accru sa participation dans le capital de certaines compagnies minières conformément au nouveau code minier de 2024.

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