Pretoria (© 2026 Afriquinfos)- Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les relations entre Pretoria et Washington ne sont pas au beau fixe. Mais, il semble que les autorités sud-africaines veulent les réchauffer. Le président Cyril Ramaphosa a nommé Roelf Meyer, un ancien ministre du régime raciste sud-africain, au poste d’ambassadeur d’Afrique du Sud aux États-Unis.
Voilà un profil qui devrait plaire à l’administration Trump. Le président Cyril Ramaphosa a nommé le négociateur chevronné Roelf Meyer au poste d’ambassadeur d’Afrique du Sud aux États-Unis. Âgé de 78 ans, le nouveau représentant diplomatique est un Afrikaner blanc, ministre réformiste dans le dernier gouvernement d’apartheid en Afrique du Sud.
Sa nomination est largement interprétée comme une tentative de réinitialisation des relations diplomatiques avec Washington. Roelf Meyer était le négociateur en chef du Parti national au début des années 1990. Il avait collaboré avec Cyril Ramaphosa, l’actuel président sud-africain, pour mettre fin à l’apartheid et ouvrir la voie aux premières élections démocratiques. Présenté comme un négociateur chevronné, il a ensuite servi dans le gouvernement d’union nationale de Nelson Mandela avant de quitter le Parti national et de rejoindre l’ANC.
L’Afrique du Sud n’avait plus d’Ambassadeur aux États-Unis depuis plus d’un an, après l’expulsion de l’ancien représentant Ebrahim Rasool par l’administration Trump, à la suite de critiques visant le mouvement « Make America Great Again ». Une tentative précédente de nomination de l’ancien vice-ministre des Finances, Mcebisi Jonas, comme Ambassadeur, n’avait pas abouti. Ce dernier avait été retoqué pour des déclarations dans lesquelles il accusait Donald Trump de raciste.
Les relations déjà tendues entre les deux pays se sont détériorées après les accusations de discriminations envers les afrikaners blancs, émises par Donald Trump. Dans la foulée, Washington a mis fin à toutes les aides américaines à destination de l’Afrique du Sud et a exclu, de fait, le pays de l’édition 2026 du G20, dont les États-Unis assurent la présidence.
Pour ne rien arranger, Pretoria a déposé une plainte contre Israël, l’allié des États-Unis, devant la Cour internationale de justice (CIJ), pour génocide en Palestine.
Mais la nomination de Roelf Meyer, devrait contribuer à normaliser les relations entre Washington et Pretoria.
S.B.



