UEMOA: La vision que le Faso souhaite imprimer à la présidence tournante du Conseil des ministres

Afriquinfos Editeur
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Aboubakar Nacanabo (DR-Uemoa)

Ouagadougou (© 2025 Afriquinfos)- Le Burkina Faso assure depuis le 6 octobre dernier, la présidence du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). La désignation du ministre burkinabè de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a été officialisée au terme de la troisième session ordinaire du Conseil, présidée par Adama Coulibaly, ministre ivoirien de l’Économie et des Finances et président sortant du Conseil.

En transmettant le flambeau à son successeur, Adama Coulibaly a exprimé ses « chaleureuses félicitations » à M. Aboubakar Nacanabo, l’assurant du soutien du Conseil pour la poursuite des chantiers engagés.

Prenant la parole, le nouveau président du Conseil, M. Nakanabo, a salué « le leadership exemplaire » de son prédécesseur, marqué par « la rigueur, la disponibilité et la collégialité ». Il a souligné que la présidence burkinabè « s’inscrira résolument dans la continuité et la consolidation des acquis. »

« Notre engagement en faveur de l’UEMOA demeure total et sans faille. Nous continuerons de donner le meilleur de nous-mêmes pour que notre Union poursuive sa marche en avant, au service du développement et du bien-être des populations », a-t-il affirmé.

À l’issue de la troisième session ordinaire du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) tenue à Dakar, le ministre burkinabè de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a été désigné nouveau président du Conseil pour un mandat de deux ans, succédant à son homologue ivoirien, Adama Coulibaly.

Dans son discours de clôture, M. Coulibaly a salué « la qualité des échanges » qui ont marqué cette session, tout en exprimant sa reconnaissance à ses pairs pour « l’engagement et le sens des responsabilités » dont ils ont fait preuve.

Le président sortant s’est félicité des importantes décisions prises au cours de la réunion, notamment l’adoption du rapport d’exécution de la surveillance multilatérale pour le premier semestre 2025 et des orientations de politique économique pour l’année 2026.

Ces mesures, selon lui, permettront de « disposer d’informations fiables sur les performances économiques et financières » des États membres et de mieux orienter leurs politiques publiques.

La session, qui s’est tenue dans un climat de concertation et de solidarité, a permis de réaffirmer la volonté commune des États membres de renforcer l’intégration économique régionale et de consolider les fondements de la stabilité macroéconomique au sein de l’espace communautaire.

Ce geste institutionnel, intervenu après les tensions de la session du 11 juillet dernier à Lomé, où le Burkina Faso, le Mali et le Niger avaient quitté la salle pour protester contre un refus jugé arbitraire, sonne comme une réconciliation et un retour à la raison.

V.A.