Succession de Guterres: Les 4 candidats en lice si proches si loin du Secrétariat de New York

A partir de ce 21 avril, une nouvelle étape survient dans la course à la succession du Secrétaire Général des Nations Unies.

Afriquinfos Editeur
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Macky Sall durant son mandat à la tête de l'UA (DR)
Macky Sall durant son mandat à la tête de l'UA (DR)

New York (© 2026 Afriquinfos)- A partir de ce 21 avril, une nouvelle étape survient dans la course à la succession du Secrétaire Général des Nations Unies. Les quatre candidats en lice, la Chilienne Michelle Bachelet, l’Argentin Rafael Grossi, la Costa-Ricaine Rebeca Grynspan et le Sénégalais Macky Sall seront auditionnés par les 193 États membres et des représentants de la Société civile. Il s’agit d’une étape cruciale avant la désignation du prochain dirigeant de l’organisation onusienne.

Trois candidats issus de l’Amérique Latine et un, du continent africain. La Chilienne Michelle Bachelet, l’Argentin Rafael Grossi, la Costa-Ricaine Rebeca Grynspan et le Sénégalais Macky Sall, seront, tour à tour ces 21 et 22 avril, soumis pendant trois heures, aux questions des 193 États membres et des représentants de la Société civile.

Lors de ce grand oral, les trois candidats devront convaincre leur auditoire du bien-fondé de leur candidature, en exposant notamment leur vision, leur parcours, mais aussi des informations relatives au financement de leur campagne. Pour l’heure, tous les quatre, mettent en avant la nécessité de reconstruire la confiance envers une organisation en perte de vitesse et au bord de la crise financière.

Côté Afrique, c’est le passage de Macky Sall, 64 ans, qui sera particulièrement suivi.  L’ancien président sénégalais aura fort à faire, lui dont la candidature n’est pas soutenue par Dakar. Son dossier, porté par le Burundi – à la tête de la présidence tournante de l’Union africaine –, n’est soutenue ni par le bloc régional, dont 20 des 55 pays membres s’y sont opposés, ni par son propre pays, le Sénégal.  Les actuelles autorités sénégalaises l’accusent notamment d’avoir réprimé dans le sang les violentes manifestations politiques ayant fait des dizaines de morts entre 2021 et 2024.

Mais l’ancien dirigeant sénégalais a des atouts à faire valoir :  le soutien de quelques pays africains ; son passage à la tête de l’Union africaine (2022–2023), de la CEDEAO (2015–2016), ainsi que ses fonctions de président du Centre mondial pour l’adaptation au changement climatique et d’envoyé spécial du Pacte de Paris pour les peuples et la planète en 2024 témoignent de son influence et de sa stature internationale. Macky Sall peut aussi se targuer d’un soutien implicite de la France, membre permanent du Conseil de Sécurité, qui pourrait jouer de son influence.  

Mais Macky Sall devra faire à trois concurrents de taille : Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili, ex-Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme (2018–2022) et première directrice exécutive d’ONU Femmes ; Rebeca Grynspan, ancienne vice-présidente du Costa Rica, actuelle secrétaire générale de la CNUCED, forte d’un long parcours au sein du système onusien et le diplomate argentin Rafael Mariano Grossi, actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), soutenue par le président argentin Javier Milei, proche de Donald Trump.

Leurs auditions et les arguments qu’ils présenteront devraient dégager les tendances pour le choix du prochain Secrétaire général de l’ONU. Ce dernier sera désigné fin 2026 et prendra son poste le 1er janvier 2027.

Boniface T.