Mondial 2026/Demi-finales : Géopolitique et attaques ciblées font jour entre les 4 équipes encore en lice au nom du chauvinisme

Afriquinfos Editeur
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Affiche des demi-finales du Mondial 2026 (DR)

Atlanta (© 2026 Afriquinfos)- C’est une première dans l’histoire de la compétition. Le carré d’as du Mondial 2026 est composé des quatre premières équipes du classement FIFA. Ces confrontations promettent d’être électriques. Les piques lancées par Lamine Yamal aux Bleus et le contexte historique entre l’Argentine et l’Angleterre en lien avec la guerre des Malouines font augmenter les enjeux.

Il nous avait habitué à ses sorties pleines d’audace pendant les classico dans le championnat espagnol. Lamine Yamal n’a pas changé en Coupe du monde. Le prodige de la Roja, a lancé les hostilités alors que l’Espagne affronte la France en demi-finale du Mondial 2026. Présent en zone mixte après le quart de finale victorieux face à la Belgique (2-1), l’ailier catalan a fait référence à ce succès 2-1 il y a deux ans mais aussi à la victoire 5-4 en 2025 (demi-finale de la Ligue des nations). « Si la France doit craindre quelqu’un, c’est nous, a-t-il enchaîné vendredi. C’est nous qui les avons éliminés la dernière fois. C’est évident que ce sont deux super équipes, deux sélections parmi les meilleures au monde, les deux meilleures à mes yeux. On verra bien ce qui se passera,mais on n’a pas peur. »

Les retrouvailles entre les deux équipes ce mardi, promettent d’être électriques.  Du côté des Bleus, on ne veut plutôt répondre à Lamine Yamal sur le terrain.  « Non, non, non… En toute honnêteté, on n’écoute pas ce qui se ditIl ne faut avoir peur de personne. Il faut rester humble et ne pas tomber dans ce piège, surtout à ce moment de la compétition. Maintenant, il peut dire ce qu’il veut, on va essayer de se préparer du mieux possible. Et à la fin du match, on verra pour qui ce sera favorable. » a déclaré le défenseur français Ibrahima Konaté.

Dans l’autre demi-finale entre l’Argentine et l’Angleterre, la tension est encore plus palpable. Le week-end des affrontements ont eu lieu entre supporters des deux équipes. A Atlanta où les deux sélections doivent s’affronter le mercredi, la police a été mobilisée pour éviter plus de débordements. La rivalité entre les Three Lions et l’Albiceleste va au-delà du sportif. L’histoire et la politique s’en mêlent. Et ce sont les joueurs eux-mêmes qui ont allumé la mèche. Après leur victoire contre la Suisse, les joueurs argentins ont entonné dans les vestiaires : « Pour les Malouines, pour Diego, pour le dernier match de Leo ». Cette phrase fait référence à la guerre des Malouines, archipel revendiqué par les Sud-Américains mais administré par la Grande-Bretagne ; au début des années 1980, les armées des deux pays s’étaient affrontées, causant la mort de plusieurs centaines de personnes. Les supporters Argentins ne ratent eux aussi aucune occasion de lancer des piques aux Anglais : « Nous avons gagné la troisième Coupe du monde avec Lionel, nous voulons redevenir champions. Et trente-deux ans plus tard, la “Scaloneta” prendra sa revanche sur la coupe volée au “Diez”, celle qu’on ne nous a pas laissé brandir. Je veux voir la quatrième étoile briller sur le maillot », clame le refrain qui les accompagne depuis le début de la Coupe du monde, une version actualisée de l’hymne de Qatar 2022 qui rendait déjà hommage aux « victimes des Malouines que nous n’oublierons jamais ». La rivalité entre les deux équipes est si ancrée dans l’histoire du football qu’aucun arbitre anglais ne peut arbitrer un match de la sélection argentine, et inversement.

Mais au-delà de ces tensions, le football doit primer. Le sélectionneur argentin Lionel Scaloni a ainsi tenu à minimiser la symbolique de cette affiche, rappelant que « c’est un match de football, rien d’autre, point final. »

Boniface T.