Sommet mondial de l’IA: Antonio Guterres s’en prend aux caprices des milliardaires de la planète 

Le Secrétaire Général de l'ONU, Antonio Guterres, a mis en garde ce jeudi 18 février, les dirigeants des géants technologiques contre les risques liés à l'IA (Intelligence artificielle).

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Sommet mondial de l'IA: Antonio Guterres s'en prend aux caprices des milliardaires de la planète
Le SG de l'ONU, Antonio Guterres (DR).

New-Dehli (© 2026 Afriquinfos)- Le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres, a mis en garde ce jeudi 18 février, les dirigeants des géants technologiques contre les risques liés à l’intelligence artificielle. Affirmant que son avenir ne peut être laissé « aux caprices de quelques milliardaires« .

 Présent au sommet mondial de l’IA à New Delhi, Antonio Guterres a réclamé devant les chefs d’Etat et les patrons du secteur que l’IA soit partagée par tous. Lors de son discours dans le cadre du sommet mondial sur l’IA, il a averti sur les potentiels risques de laisser son avenir entre les mains de quelques personnalités.

Le patron de l’ONU a appelé les magnats de la tech à soutenir un fonds mondial de trois milliards de dollars visant à garantir un accès ouvert à l’intelligence artificielle pour tous. « L’IA doit appartenir à tout le monde. L’avenir de l’IA ne peut pas être décidé par une poignée de pays – ni laissé aux caprices de quelques milliardaires. Bien utilisée, l’IA peut (…) accélérer les avancées médicales, offrir plus d’opportunités d’apprentissage, renforcer la sécurité alimentaire, soutenir l’action pour le climat et la préparation aux catastrophes, et améliorer l’accès aux services publics essentiels« , a-t-il clamé.

L’ONU a mis en place un organe consultatif scientifique sur l’IA afin d’aider les pays à prendre des décisions au sujet de cette technologie révolutionnaire. M. Guterres a appelé à protéger les personnes contre l’exploitation et affirmé qu' »aucun enfant ne devrait servir de cobaye à une IA non réglementée« .

Devant les chefs d’Etat et des patrons du secteur, le chef de l’ONU a appelé les magnats de la tech à soutenir un fonds mondial visant à garantir un accès ouvert à l’intelligence artificielle pour tous. Car selon lui, l’IA peut « aussi creuser les inégalités, amplifier les préjuger et causer des dommages. »

« L’avenir de l’IA ne peut pas être décidé par une poignée de pays – ni laissé aux caprices de quelques milliardaires« , a-t-il ajouté, avertissant que si des mesures urgentes ne sont pas prises cela pourrait aggraver les inégalités dans le monde. « Bien utilisée, l’IA peut (…) accélérer les avancées médicales, offrir plus d’opportunités d’apprentissage, renforcer la sécurité alimentaire, soutenir l’action pour le climat et la préparation aux catastrophes, et améliorer l’accès aux services publics essentiels« , a-t-il dit.

 « Mais elle peut aussi creuser les inégalités, amplifier les préjuger et causer des dommages. » L’ONU a mis en place un organe consultatif scientifique sur l’IA afin d’aider les pays à prendre des décisions au sujet de cette technologie révolutionnaire. M. Guterres a appelé à protéger les personnes contre l’exploitation et affirmé qu' »aucun enfant ne devrait servir de cobaye à une IA non réglementée« .

Il a plaidé pour l’instauration de garde-fous afin de garantir une supervision efficace et des mécanismes de responsabilité, ainsi qu’à la création d’un « Fonds mondial pour l’IA » destiné à renforcer les capacités de base. « Notre objectif est de 3 milliards de dollars« , a-t-il indiqué lors du sommet qui réunit des dirigeants du monde entier ainsi que des patrons de la tech, dont Sam Altman d’OpenAI et Sundar Pichai de Google.

 « C’est moins d’1% du chiffre d’affaires annuel d’une seule entreprise technologique. Un faible prix à payer pour une diffusion de l’IA qui profite à tous – y compris aux entreprises qui la développent. » Sans investissement, « de nombreux pays seront exclus de l’ère de l’IA« , aggravant les inégalités à travers la planète, a-t-il prévenu.

Il a également mis en garde contre le fait qu’à mesure que les besoins de l’IA en énergie et en eau explosent, les centres de données doivent passer aux énergies propres, plutôt que de faire peser les coûts sur les communautés vulnérables.

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