Akadir (© 2026 Afriquinfos)- Officiellement lancé le lundi 27 avril et se poursuivant jusqu’au 8 mai prochain, la 22ème édition de l’exercice conjoint « African Lion », prend une nouvelle dimension. Organisée par les Forces armées royales en partenariat avec les Forces armées américaines, cet exercice inclut l’intégration de technologies avancées comme les drones et la guerre électronique.
Environ 5 000 militaires de plus de 40 pays, ainsi que des experts en sécurité et défense, prennent part du 27 avril au 8 avril à l’exercice de ‘l’African Lion 2026’. Le ton de cette 22ème édition a été donné au quartier général du Commandement d’état-major de la région du Sud à Akadir, avec une la cérémonie officielle co-présidée par le Général de Division Mohammed Benlouali, Chef d’État-major de la Zone Sud et le Général de Brigade Daniel Cederman, adjoint au commandant de la Force opérationnelle de l’armée américaine pour l’Europe du Sud et l’Afrique (SETAF-AF).

Le haut gradé marocain, a rappelé que cet exercice vise à renforcer le partenariat et l’intégration dans les domaines de la planification, à élever le niveau de préparation opérationnelle, contribuant ainsi à l’amélioration progressive des performances opérationnelles, à l’élargissement des champs de coopération, ainsi qu’au perfectionnement des expertises et des compétences à différents niveaux et dans diverses spécialités. Pour sa part, le Général de Brigade Daniel Cederman a souligné que le partenariat constitue le fondement de l’exercice « African Lion » , notant que les objectifs de cette année sont clairs : « accroître l’état de préparation, renforcer l’interopérabilité et améliorer notre capacité à exécuter des missions conjointes dans des environnements complexes ». Et d’ajouter que « Nous construisons des forces capables de répondre rapidement et efficacement aux défis communs ».
Les manœuvres militaires de « l’African Lion 2026 » seront menées dans plusieurs régions du royaume, dont Benjir, Akadir, Tantan, Tarudant, Dakhla et Tifnet, et comportent plusieurs activités dont des exercices tactiques, terrestres, maritimes et aériens, combinés, de jour et de nuit, un exercice des forces spéciales, des opérations aéroportées, ainsi qu’un exercice de commandement terrain.

Cette 22ème édition se distingue par une extension vers des domaines en pleine mutation, notamment l’espace extra-atmosphérique, la guerre électromagnétique et le cyberespace, avec l’intégration des systèmes aériens sans pilote dans la planification et la conduite des opérations.
En guise de préparation à l’exercice, des formations académiques, lancées le 20 courant et se poursuivront jusqu’au 30 avril, visent à préparer efficacement les exercices de commandement et les manœuvres à venir, en permettant aux participants de se familiariser avec les contenus qu’ils mettront en œuvre lors des phases de planification et d’exécution. Cette phase initiale dite « academics », qui constitue la base de l’exercice, s’articule autour de 20 modules spécialisés dédiés à la maîtrise coordonnée de technologies émergentes (systèmes aériens sans pilote, Cybersécurité, opérations satellitaires, …).
L’exercice « African Lion 2026 », s’impose définitivement comme le plus grand exercice conduit en Afrique. Il reste un rendez-vous incontournable où se côtoient les cadres militaires pour échanger les procédures et les expériences notamment en matière de formation et d’entraînement interarmées combiné.
S.B.



