Les eaux et les côtes de la province mozambicaine de Cabo Delgadom située à la frontière nord du pays, recèle des trésors. Les côtes du Mozambique abritent un des écosystèmes les mieux conservé et protégé de l’Afrique Méridional où de nouvelles espèces animales et végétales ont été découvertes en 2009. Mais la perle rare se trouve cachée plus profond dans le sol : ce n’est pas la réserve naturelle qui attire ces derniers temps toutes les multinationales, mais une poche de gaz naturelle d’une capacité de 160 millions de mètres cubes. On doit cette découverte à l’entreprise italienne Eni. À cela s’ajoute la découverte au mois de mai d’un autre gisement de gaz par une entreprise américaine. Ainsi, les futurs projets d’exploitation de ces gisements de carbone et de gaz pourraient attirer 55 milliards d’euros d’investissement.
Les écologistes, quant à eux, sont inquiets et mettent en garde contre le risque d’un « boom » de l’énergie et l’impact néfaste que pourrait avoir une exploitation intensive du gisement sur l’écosystème de la côte. Ces zones sont fragiles et très difficiles à protéger. Par ailleurs, l’exploitation de ces zones pourrait modifier l’environnement et mettre en péril des espèces à peine découvertes. Les côtes de Cabo Delgado abritent des mangroves et des forêts tropicales, ainsi qu’une barrière de corail où vivent des tortues de mer, des dauphins, des dugongs, des baleines à bosse, des rais mantas et plusieurs espèces de requins.



