Maputo (© 2025 Afriquinfos)- Sur invitation du Président mozambicain, Daniel Chapo, le Président brésilien, Lula da Silva, se rendra au Mozambique le 24 novembre. Le Chef d’État brésilien visitera Maputo, la capitale mozambicaine. Cette visite interviendra immédiatement après le sommet du G20 qui se tiendra à Johannesburg, en Afrique du Sud, les 22 et 23 novembre.
Le Président mozambicain, Daniel Chapo, a invité son homologue brésilien à se rendre au Mozambique lors de leur rencontre bilatérale le 7 novembre dernier, tenue en marge de la COP30 à Belém (au Brésil).
Le G20 regroupe les 19 principales économies avancées et émergentes, ainsi que l’Union Européenne et l’Union Africaine. Les 19 pays membres sont l’Afrique du Sud, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, la France, l’Allemagne, l’Inde, l’Indonésie, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Russie, la Turquie et le Royaume-Uni.
En novembre 2010, alors qu’il quittait la Présidence, le Président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva avait fait escale au Mozambique sur le chemin de Séoul pour le sommet du G20 réunissant les économies développées et émergentes. Cette visite de deux jours de Lula à Maputo, la capitale mozambicaine, avait pour ambition de mettre l’accent sur le programme proactif que le Brésil a mis en œuvre sous sa direction dans cet Etat d’Afrique australe.
Le nombre d’Ambassades brésiliennes en Afrique a plus que doublé ces dernières années pour atteindre 35, tandis que les échanges bilatéraux ont quintuplé avec le continent pour atteindre plus de 26 milliards de dollars (16 milliards de livres sterling). Lula a l’habitude de dire que les relations entre le Brésil – pays qui compte la plus grande population d’origine africaine hors d’Afrique – et les pays africains sont bien plus que de simples relations commerciales.
Régulièrement, il évoque ce qu’il appelle la « dette historique du Brésil envers l’Afrique, en référence aux millions de Brésiliens descendants d’esclaves africains ». «Lorsque nous faisons un choix pour l’Afrique, nous voulons nous lever et relever la tête ensemble. Nous voulons construire ensemble un avenir où le Sud ne soit pas plus faible que le Nord, ni dépendant du Nord, un avenir où, si nous croyons en nous, nous pouvons être tout aussi importants et aussi intelligents que le Nord», ne cesse de plaider l’ex syndicaliste devenu Président.
Quelque 34 pays africains bénéficient de 250 projets menés avec le Brésil, selon l’Agence brésilienne de coopération (ABC). Notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’agriculture.
V. A.



