Dakar (© 2026 Afriquinfos)- Ces dernières semaines ont été marquées au Sénégal par l’éclatement de scandales liés à l’homosexualité impliquant des célébrités. Cette situation a poussé les autorités à réagir. Notamment le Premier ministre Ousmane Sonko qui a présenté à l’Assemblée nationale un projet de loi durcissant les peines réprimant les relations homosexuelles dans le pays.
Devant la Représentation nationale, le Chef du gouvernement sénégalais, a présenté mardi un projet de loi de loi durcissant les peines réprimant les relations homosexuelles dans le pays. Ousmane Sonko affiche zéro tolérance envers les auteurs de ces pratiques : « Toute personne qui aura commis un acte contre-nature sera puni d’un emprisonnement de cinq à dix ans », contre un à cinq ans de prison actuellement, a martelé le Premier Ministre devant les députés. Les sanctions seront plus lourdes si des mineurs sont impliqués dans les faits : « Si l’acte est commis avec un mineur, le maximum de la peine sera prononcé. Le juge ne pourra prononcer le sursis ni réduire l’emprisonnement au-dessous du minimum de la peine prévue » a-t-il précisé.
La projet de loi qui sera prochainement soumis à un vote des députés ne s’arrête pas qu’au auteur de ces actes mais aussi à ceux qui en font l’apologie. Il prévoit de désormais sanctionner « toute personne qui aura fait l’apologie » de l’homosexualité. Elle « sera punie d’un emprisonnement de trois à sept ans », a précisé M. Sonko.
L’une des nouveautés du projet de loi est la définition de l’homosexualité dans le code pénal : « tout acte sexuel ou à caractère sexuel entre deux personnes de même sexe constitue un acte contre nature ».
Cette levée de bouclier des autorités sénégalaises survient après une série d’arrestations. Le 7 février 2026, 12 personnes dont deux célébrités locales, avaient été arrêtés et accusés d’actes contre nature. L’affaire avait fait grand bruit d’autant que parmi les personnes interpellées certaines étaient accusées d’avoir volontairement propagé le VIH Sida.
S. B.



