Rêve ivoirien & diapora: Me Ayssata Coulibaly-Diabi made a dream come true !

Ce soir du 23 aout 2026, une femme avait choisi de croire qu'un rêve ivoirien pouvait franchir l'Atlantique, traverser les discours et finir par prendre une forme très concrète.

Afriquinfos Editeur
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Me Ayssata Coulibaly-Diabi
Me Ayssata Coulibaly-Diabi à New York.

New York (© 2026 POUVOIRS MAGAZINE)- Ce soir du 23 aout 2026, une femme avait choisi de croire qu’un rêve ivoirien pouvait franchir l’Atlantique, traverser les discours et finir par prendre une forme très concrète : un lieu où l’on pourrait revenir, investir, habiter et construire.

Me Ayssata Coulibaly-Diabi organise un dîner de gala à New York.
Me Ayssata Coulibaly-Diabi organise un dîner de gala à New York ce 23 aout 2026.

Son nom: Me Ayssata Coulibaly-Diabi. Elle n’avait pas simplement réuni des femmes autour d’un dîner. Elle avait voulu provoquer un mouvement. Et peut-être qu’au commencement de cette histoire, il n’y avait ni plan immobilier, ni soirée de gala, ni caméra. Il y avait une parole. Une parole venue de Côte d’Ivoire.

Tout commence par une idée

Dans le Tchologo, l’appel à la mobilisation de la diaspora prend une résonance particulière. Le Président Alassane Ouattara encourage les Ivoiriens établis à l’étranger à envisager autrement leur rapport au pays : revenir lorsque cela est possible, investir, transmettre leurs compétences, participer au développement national.

Le Vice-Premier ministre Téné Birahima Ouattara, lui aussi, insiste sur la nécessité de mieux mobiliser les cadres et les forces vives de la région vivant hors de Côte d’Ivoire.

Pour beaucoup, cela aurait pu rester une déclaration parmi d’autres. Pour Ayssata Coulibaly-Diabi, ce sera différent. Elle entend l’appel. Elle le fait sien. Et surtout, elle se demande ce qui pourrait arriver si les femmes de la diaspora décidaient, elles aussi, de prendre leur part dans cette nouvelle dynamique.

La question est posée. La réponse va prendre plusieurs mois à se construire. Puis vient New York. Une soirée qui n’était pas qu’une soirée. Le 23 août 2026, elles arrivent vêtues de blanc. Blanc sur les robes. Blanc sur les jupes.

Blanc sur les pantalons. Mais derrière cette couleur commune, les parcours sont différents, les histoires sont multiples, les ambitions aussi. Ce qui les rassemble est ailleurs. Une relation particulière avec la Côte d’Ivoire. Certaines ont quitté le pays depuis longtemps. D’autres y retournent régulièrement. D’autres encore y ont leurs familles, leurs projets, leurs investissements ou simplement une part d’elles-mêmes. Ce soir-là, elles sont réunies autour d’une idée simple mais considérable : la réussite de la diaspora ne doit pas nécessairement s’arrêter aux frontières du pays où elle s’est construite.

Le dîner-gala «Les Femmes pour le PND 2026-2030» devient alors le point de rencontre entre une ambition féminine, une vision nationale et une question essentielle : comment transformer l’attachement au pays en actes ?

Ayssata Coulibaly-Diabi ne prétend pas avoir toutes les réponses. Mais elle a compris quelque chose d’essentiel: pour faire revenir les regards vers la Côte d’Ivoire, il faut aussi donner des raisons d’y revenir.

Quand les soutiens deviennent des passerelles

Une vision, même sincère, ne suffit pas. Il faut des femmes et des hommes capables de l’accompagner. À New York, la démarche reçoit le soutien de personnalités du monde économique, parmi lesquelles Arsène Coulibaly de la BACI et Bernard Dossongui, mentor d’AGF Bank. Leur présence donne à l’initiative une autre dimension.

Elle signifie qu’au-delà de l’enthousiasme, il existe une confiance dans la capacité de cette mobilisation à produire quelque chose de durable. Le soutien diplomatique vient également renforcer cette dynamique. Les ambassadeurs Tiémoko Moriko et Inza Camara saluent l’initiative.

La soirée cesse alors d’être uniquement l’affaire d’un cercle de femmes. Elle devient un espace où se rencontrent diplomatie, économie, engagement citoyen et développement.

Et puis, au milieu des discours, des prestations artistiques, des échanges et de la tombola de 10.000 dollars, arrive le moment qui change la nature de la soirée. L’écran s’allume.

Le rêve apparaît à l’écran

Ce qui est projeté n’est pas une simple idée. C’est une adresse future. Un morceau de Côte d’Ivoire imaginé pour ceux qui vivent ailleurs mais qui veulent conserver un ancrage chez eux. La «Cité Alassane Ouattara de la Diaspora». Le projet, porté par le BIDD avec Target Services, repose sur une parcelle de 6.112 m².

À l’échelle, cela représente presque un terrain de football. Mais ce chiffre raconte surtout autre chose. Il dit qu’une idée peut devenir un espace. Sur ce terrain, sont prévus 80 logements, répartis dans quatre immeubles de quatre étages sur rez-de-chaussée.

Une piscine commune. Un parking sécurisé. Des espaces de jeux. Un environnement pensé pour des jeunes actifs comme pour des familles. Des appartements de trois pièces.

Des logements de quatre pièces. Mais, le plus intéressant n’est peut-être pas ce qui se voit. C’est ce qui se pense derrière les murs. La ventilation naturelle. Les panneaux solaires. La récupération des eaux de pluie. L’utilisation de ressources locales, notamment le bambou et les briques.

Le projet veut inscrire l’habitat dans une logique de durabilité, en cohérence avec les ambitions du PND 2026-2030. Autrement dit, il ne s’agit pas simplement de construire des appartements pour des Ivoiriens de la diaspora. Il s’agit de bâtir un pont entre ceux qui vivent loin et le pays qu’ils portent en eux; un pont suffisamment concret pour que le retour cesse d’être un rêve et devienne un projet de vie.

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