Pourquoi le diplomate égyptien el-Baradei qualifie Donald Trump de « fou à arrêter »

Afriquinfos Editeur
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L'ancien directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Mohamed el-Baradei ( Defimedia.info)

Le Caire (© 2026 Afriquinfos)-Pour le prix Nobel de la paix et ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Mohamed el-Baradei, il ne fait aucun doute que Donald Trump n’a pas toute sa tête et qu’il faut l’arrêter avant qu’il ne transforme le Moyen-Orient en « boule de feu ».   

Mohamed el-Baradei, a dirigé l’AIEA de 1997 à 2009, et a durant son mandant, mené de nombreuses négociations cruciales avec l’Iran sur son programme nucléaire. Le diplomate égyptien sait donc de quoi il parle quand il aborde le sujet du Moyen-Orient. Dimanche, dans un tweet en langue arabe, il a appelé la communauté internationale à stopper, Donald Trump. : « Aux gouvernements du Golfe : une fois de plus, s’il vous plaît, faites tout ce qui est en votre pouvoir avant que ce fou ne transforme la région en boule de feu », a écrit M. el-Baradei sur X. Pour le Prix Nobel de la Paix 2005, le président des États-Unis n’est pas sain d’esprit et qu’il faut mettre un terme à sa dérive.

Dans une autre publication en anglais sur le même réseau social, l’ancien chef de l’AIEA a reproduit le message dans lequel M. Trump a donné jusqu’à lundi à l’Iran pour conclure un accord ou rouvrir le détroit stratégique d’Ormuz sous peine de « déchaîner les enfers ». « Rien ne peut être fait pour arrêter cette folie ? », a questionné M. el-Baradei en interpellant les Nations unies, les gouvernements chinois et russe, le Conseil européen et le président français Emmanuel Macron.

Au 39ème jour conflit déclenché par les USA et Israël contre l’Iran, les deux parties ont rejeté lundi, une proposition de cessez-le-feu de 45 jours des pays médiateurs. Donald qualifie néanmoins la proposition de « très importante », tandis que le porte-parole de l’armée iranienne a déclaré lque son pays continuera à se battre « aussi longtemps que les responsables politiques le jugeront opportun », au moment où plusieurs pays tentent de négocier un cessez-le-feu entre l’Iran, les États-Unis et Israël. « L’ennemi doit assurément regretter (le déclenchement des hostilités, NDLR) pour qu’après ce conflit nous puissions retrouver la sécurité et éviter une nouvelle guerre », a dit Mohammad Akraminia.

Boniface T.