Paris (© 2026 Afriquinfos)- Seul candidat européen dans la course au Secrétariat général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Dacian Cioloș, est lui aussi passé devant les ministres des Affaires étrangères des États et gouvernements membres de plein droit, réunis en Conférence ministérielle extraordinaire (CMF) à Paris. L’ancien Premier ministre roumain veut mettre en avant, ce qu’il considère comme l’une des forces de l’organisation : sa diversité continentale qui permet de relier l’Afrique, l’Europe, les Amériques, l’Asie et l’océan Indien autour d’un projet commun.
Ancien Premier ministre roumain, Dacian Cioloș a, lors de son audition, été confronté à de nombreuses questions des délégations africaines portant sur sa capacité à comprendre les réalités du continent. L’ancien commissaire européen a répondu en mettant en avant son expérience de négociation internationale, ses collaborations de longue date avec des responsables africains et son engagement à consacrer une large partie de sa première année de mandat au continent. Il annonce notamment son intention de visiter chacun des États africains durant sa première année de mandat. Autre engagement phare pris par Dacian Ciolos : la nomination d’une administratrice africaine à la tête de l’administration de l’OIF afin d’assurer un meilleur équilibre dans la gouvernance de l’organisation. Une proposition qui répond directement aux interrogations exprimées par plusieurs délégations africaines sur la représentation du continent au sein de la direction de l’OIF.
Devant les Ministres des Etats membres, Dacian Ciolos défend ce qu’il appelle un « multilatéralisme éclairé », fondé sur le dialogue, la coopération entre États souverains et la recherche de solutions communes plutôt que sur les rapports de force. Selon lui, l’OIF dispose d’un atout rare : elle réunit des pays issus de plusieurs continents, aux réalités très différentes, mais liés par une langue commune et une histoire de coopération. À ses yeux, cette diversité peut faire de la Francophonie un laboratoire d’un multilatéralisme renouvelé, capable de rapprocher les continents plutôt que de les opposer. Aussi a-t-il insisté sur la force de l’organisation qui réside précisément dans sa diversité continentale, capable de relier l’Afrique, l’Europe, les Amériques, l’Asie et l’océan Indien autour d’un projet commun.
Echanges économique, comme levier de rapprochement entre les États, les entreprises et les territoires, transformations numériques, et opportunités pour les jeunes et les femmes en leurs offrant davantage de mobilité, de formations techniques, de débouchés professionnels et de coopération économique, seront également au cœur de l’action de Dacian Ciolos, sil est porté à la tête du Secrétariat général de l’OIF.
Boniface T.



