Washington (© 2026 Afriquinfos)- La mission américaine auprès des Nations unies a condamné les attaques menées par le Front Polisario contre Smara depuis le territoire algérien le 5 mai dernier, jugeant ces actions incompatibles avec les efforts diplomatiques en cours. Les États-Unis réitèrent leur appui à la proposition marocaine d’autonomie comme solution au différend du Sahara.
Massad Boulos (Conseiller principal pour les affaires arabes et africaines de l’Administration Trump) a aligné sa voix sur celles d’autres pays occidentaux. Notamment l’Espagne, le Royaume-Uni, la Belgique, la Jordanie, les Émirats arabes unis, Bahreïn, l’Arabie saoudite et le Qatar, pour dénoncer l’attaque menée par le Front séparatiste contre Es-Smara.
«Nous condamnons les attaques menées par le Front Polisario à Smara », a écrit Massad Boulos, Conseiller principal pour les affaires arabes et africaines de l’Administration Trump, dans un note publiée sur son compte X.
«Tel qu’affirmé par la Résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, la proposition marocaine d’autonomie trace la voie vers la paix au Sahara occidental. Nous appelons tous ceux qui s’opposent à la paix à s’engager sincèrement en faveur d’un avenir meilleur. Le statu quo ne peut pas perdurer», a-t-il conclu.
Boulos partage les craintes de Rabat concernant la prolongation indéfinie des négociations sponsorisées par Washington jusqu’à la fin du mandat du président Donald trump. Une nouvelle équipe à la Maison Blanche risque de bouleverser le momentum pro-marocain des Etats-Unis. L’Espagne a condamné les attaques contre Smara et appelé au respect du cessez-le-feu. Madrid a également réitéré son soutien au processus de négociation prévu par la résolution 2797 du Conseil de sécurité en vue d’aboutir à « une solution juste, durable et mutuellement acceptable », tout en soutenant les efforts de dialogue et de négociation.
Avec les attaques d’octobre 2023 à celles de mai 2026, le polisario s’enfonce davantage dans l’illégalité, confortant le statut que tout le monde lui reconnaît, celui d’un acteur de déstabilisation régional. En ciblant mardi dernier des zones civiles dans la ville marocaine d’Es-Smara, le front séparatiste a choisi de relancer le combat qui a toujours été le sien, celui consistant à terroriser les civils et à saper les efforts diplomatiques.
Le Royaume-Uni a aussi de son côté, condamné les attaques du 5 mai, estimant qu’elles risquent de compromettre les efforts en faveur de la paix. Londres a affirmé soutenir les efforts menés par les Nations unies et les États-Unis pour résoudre le différend autour du Sahara marocain, conformément à la résolution 2797 du 31 octobre 2025.
La Belgique a également condamné ces attaques et appelé au respect du cessez-le-feu ainsi qu’à une participation «de bonne foi» au processus de négociations en cours, sur la base du plan d’autonomie marocain. La France a condamné l’attaque revendiquée par le Polisario contre la ville de Smara, survenue lundi 5 mai 2026. Paris estime que cette attaque menace la stabilité régionale et compromet le processus de négociation engagé sous l’égide des Nations unies.
Dans le monde arabe, les Émirats arabes unis ont condamné « avec la plus grande fermeté » les attaques, réaffirmant leur soutien constant au Maroc, à son intégrité territoriale et à ses droits souverains sur le Sahara marocain.
Pour sa part, la Jordanie a dénoncé «l’attaque terroriste» visant Smara et exprimé sa solidarité totale avec le Maroc, tout en réaffirmant son soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Royaume.
De même, Bahreïn a exprimé sa «ferme condamnation» de ces attaques terroristes, tout en réaffirmant son soutien à l’initiative marocaine d’autonomie, conformément à la résolution 2797 (du Conseil de Sécurité des Nations Unies). L’Arabie saoudite, le Qatar ont également fustigé les attaques contre la ville de Smara.
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