Mali: Recettes du conseil de Moussa Mara pour le faire sortir de prison

Afriquinfos Editeur
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Moussa-Mara, ancien-Premier ministre du Mali (DR-La Nouvelle Voix du Mali).
Moussa Mara, ancien-Premier ministre du Mali (DR-La Nouvelle Voix du Mali).

Bamako (© 2025 Afriquinfos)- Juste après sa condamnation, les avocats de l’ex-Premier Ministre Malien Moussa Mara ont annoncé le dépôt imminent d’une nouvelle demande de sa mise en liberté afin que soit réexaminée, « dans un esprit de justice et d’équité« , la nécessité de sa détention.

Peu après le verdict, le collectif des avocats de Moussa Mara a interjeté appel, dénonçant une décision « particulièrement lourde » qui « interpelle autant la conscience que le droit« . Dans un communiqué, la défense a souligné que « nul élément matériel ni intentionnel ne justifie une telle condamnation » et affirmé que « le combat judiciaire se poursuit avec la même détermination, sur le terrain du droit et de la vérité ».

Cette peine correspond aux réquisitions du parquet qui avait réclamé 24 mois d’emprisonnement.  »Ce n’est pas fini » , a réagi auprès de l’AFP l’avocat de M. Mara, Me Mountaga Tall, ajoutant:  »Nous allons nous concerter avec notre client et convenir de la démarche à suivre ».

L’ONG Amnesty International a dénoncé une « parodie de justice » et appelé à sa libération immédiate, dans un communiqué publié ce 27 octobre.

L’ancien Premier ministre malien, Moussa Mara, a été condamné ce lundi 27 octobre par le Tribunal du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité (PNLC) à deux ans de prison, dont une année ferme. Il avait été arrêté le 1er août dernier, inculpé et placé sous mandat de dépôt pour « atteinte au crédit de l’Etat » et « opposition à l’autorité légitime », notamment.

M. Mara a comparu pour la première fois le 29 septembre, à la suite d’un message publié sur le réseau social X, dans lequel il annonçait avoir rendu visite à des prisonniers qu’il considère comme des « détenus d’opinion », leur exprimant sa « solidarité indéfectible ».

Outre la peine de prison, le tribunal a infligé à l’ex-Premier ministre une amende de 500.000 FCFA (près de 890 dollars) et l’a condamné à verser un franc symbolique de dommages et intérêts à l’Etat, partie civile.

. Fondateur et président d’honneur du parti Yelema (« changement »), Moussa Mara fut Premier ministre du Mali d’avril 2014 à janvier 2015. En attendant la décision de la Cour d’appel, il reste en détention.

V.A.