Dans la nuit de mercredi à ce 16 octobre, l’entourage de l’ex-Président Andry Rajoelina, destitué ce 14 octobre par un vote de l’Assemblée Nationale malgache, a confirmé pour la première fois que le Président déchu a « quitté le pays entre le 11 et le 12 octobre« .

Ce départ est intervenu après que « des menaces explicites et extrêmement graves ont été proférées contre la vie du Chef de l’État« , précise un communiqué de son entourage transmis dans la nuit. C’est la première fois qu’Andry Rajoelina reconnaît son départ depuis que la radio française RFI avait annoncé son « exfiltration ce 12 octobre par un avion militaire français« .
Lors d’une allocution ce 13 octobre sur les réseaux sociaux, il avait dit s’être réfugié dans un « lieu sûr« , sans plus de précision. La diplomatie française peine depuis le 13 octobre pour confirmer ou infirmer son implication dans l’exfiltration d’A. Rajoelina à travers une île voisine.
Le colonel Michael Randrianirina, nouvel homme fort de la Grande Ile, a promis ce 16 octobre des élections dans un « délai de 18 à 24 mois », et a assuré préparer un « processus de consultation pour trouver un Premier ministre le plus vite possible« . Madagascar, qui a une longue histoire de soulèvements populaires suivis par la mise en place de Gouvernements militaires, reste l’un des pays les plus pauvres de la planète. Au moins 80% de ses 32 millions d’habitants vivent avec moins de 2,80 euros par jour, le seuil de pauvreté fixé par la Banque Mondiale.
© Afriquinfos & Agence France-Presse



