Nyon (© 2026 Afriquinfos)- L’UEFA ne compte pas lâcher Gianni Infantino, et entend bien le faire tomber. L’instance a annoncé préparer une plainte contre le patron de la FIFA pour « gestion déloyale » toujours en lien avec son projet d’ouverture de la Coupe du monde à des investisseurs privés. En pleine tourmente, Gianni Infantino peut compter sur le soutien des fédérations africaines qui lui ont réitéré leur soutien. Samuel Eto’o, président de la Fécafoot a dans une récente interview, pris la défense du dirigeant italo-suisse et l’a assuré de son plein soutien.
Pour avoir tenté d’ouvrir la Coupe du monde à des investisseurs privés, l’UEFA estime que Gianni Infantino, n’est plus digne de confiance. Celui qui a annoncé sa candidature pour une réélection en mars 2027, est accusé de « gestion déloyale » et devrait, en répondre devant la justice suisse. Dans un document de 60 pages, l’UEFA précise qu’il s’agit d’une démarche destinée à nourrir « une procédure étrangère », lancée ultérieurement devant la justice suisse, une fois que les filiales créées par la FIFA aux États-Unis pour le Mondial-2026 auront communiqué les détails du projet. L’instance européenne s’appuie pour cela sur le projet du dirigeant italo-suisse de loger les recettes de la Coupe du monde dans une société ouverte aux investisseurs privés, présentée par la Fifa fin juillet comme un moyen de « libérer le potentiel commercial » de sa compétition reine.
Pour l’UEFA, ce micmac financier n’aurait bénéficié qu’a Gianni Infantino et ses partenaires au détriment des associations membres de la FIFA. On lit en effet dans le document qu’ « il s’agissait en réalité d’un véhicule destiné à permettre à Infantino et «un petit cercle de proches » – dont Joshua Kushner, frère du gendre de Donald Trump – « d’acquérir une participation permanente dans les actifs les plus précieux de la Fifa et d’en tirer profit, au détriment de la Fifa, de ses membres et des autres acteurs de la famille du football ».
L’annonce du projet dénommé « FIFA Forward Enterprise » en juillet dernier, avait suscité une levée de bouclier des confédérations européennes (UEFA), asiatique (AFC) et nord-américaine (Concacaf). Elles avaient menacé de boycotter les compétitions organisées par la FIFA et appelé au départ de Gianni Infantino. Une position qui contraste avec celle adoptée par la Confédération Africaine de Football (CAF) qui a, à l’unanimité, réaffirmé son soutien à Gianni Infantino. L’un de ses membres et pas les moindres, a récemment conforté ce soutien dans un interview. Samuel Eto’o, légende du football continental et Président de la FECAFOOT, estime que le patron de la FIFA « n’a rien fait de mal », mais a contrario a « changé le football ». Selon lui, Infantino « a aidé notre continent. Il a aidé nos fédérations à se développer beaucoup plus rapidement, et nous devons le reconnaître, a ajouté l’ancien sociétaire du Barça. Nous devrions le soutenir pour tout ce qu’il a accompli jusqu’à présent.» Samuel Eto’o estime que «le président Gianni Infantino a changé le football. Il a donné des opportunités à des nations qui n’avaient pas eu ces opportunités de participer au plus beau des tournois, la Coupe du monde.»
Cette sortie de Samuel Eto’o et le soutien affiché de la CAF doivent quelque peu rassurer Gianni Infantino, qui pour l’heure, est le seul candidat déclaré pour la présidence de la FIFA prévue en mars 2027. Mais ses challengers ne devraient pas tarder à s’annoncer.
Boniface T.



