Les puissances du G20 commentent la tenue du premier Sommet de l’organisation en terre africaine

Le Sommet des dirigeants du G20 s’est tenu pour la première fois sur le continent africain ces 22 et 23 novembre au Centre des expositions de Johannesburg (NASREC).

Afriquinfos Editeur
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Les puissances du G20 commentent la tenue du premier Sommet de l'organisation en terre africaine
Emmanuel Macron (Odia Elysée).

Johannesburg (© 2025 Afriquinfos)- Le Sommet des dirigeants du G20 s’est tenu pour la première fois sur le continent africain ces 22 et 23 novembre au Centre des expositions de Johannesburg (NASREC). Le Sommet était axé autour du thème « Solidarité, Égalité et Durabilité’’. Le Président Macron a salué un G20 «historique» en Afrique, et une reconnaissance du rôle de l’Union Africaine.

’C’est une avancée majeure et une reconnaissance du rôle de l’Afrique dans le concert des nations’’, a commenté le Président français, dans une vidéo publiée depuis Johannesburg. Le Président français Emmanuel Macron a salué ce 22 novembre 2025 la tenue du Sommet du G20 en Afrique du Sud, qualifiant l’évènement de «première historique» pour le continent africain.

Dans une vidéo publiée sur X, E. Macron a souligné que cette édition 2025 marque ‘’la première fois qu’un G20 se tient sur le continent africain’’, y voyant ‘’un symbole d’une avancée et d’une reconnaissance du rôle de l’Afrique dans le concert des nations’’. Le Chef de l’État a rappelé que cette évolution s’inscrit dans la continuité de la réforme visant à accorder à l’Union Africaine un siège permanent à la table du G20, une mesure «que la France a beaucoup poussée ces dernières années», selon E. Macron. Et qui a été pleinement actée lors de ce Sommet.

E. Macron a également salué l’adoption d’une Déclaration commune, malgré l’absence de la délégation américaine. ‘’Alors qu’il y avait beaucoup de craintes qu’il n’y ait pas de Déclaration, une Déclaration A19 a bien été établie et adoptée ce matin’’, a-t-il apprécié. Le Président français s’est en outre félicité du maintien des engagements du G20 sur des dossiers majeurs, notamment le climat, la dette et l’architecture financière internationale. ‘’Il n’y a pas de recul sur ces éléments’’, a-t-il assuré, estimant que cette étape était ‘’indispensable’’.

Le Sommet a abordé des sujets tels que la lutte contre le changement climatique, la résilience face aux catastrophes, le financement d’une transition équitable vers les énergies propres, et la soutenabilité de la dette pour les pays à faibles revenus.

Une première participation de l’UA en tant que membre permanent

Ce Sommet, premier du G20 sur le continent africain, a marqué également la participation de l’Union africaine (UA) en tant que membre permanent, un pas considéré comme un tournant vers un rôle plus fort de l’Afrique dans la gouvernance mondiale. Le Président américain Donald Trump avait annoncé qu’il ne participerait pas au Sommet, invoquant les allégations de discrimination raciale contre la minorité blanche en Afrique du Sud. Et qualifiant la tenue du Sommet dans le pays de ‘’véritable désastre’’.

Le Président Cyril Ramaphosa qui a rejeté les accusations de violences contre les Blancs, a estimé que le boycott américain serait « une perte pour les États-Unis eux-mêmes ». Par ailleurs, la Chine a été représentée par le Premier ministre Li Qiang, la Russie par le Vice-président de l’Administration présidentielle Maksim Oreshkin, tandis que l’Argentine et le Mexique ont été représentés par leurs ministres des Affaires étrangères.

Une déclaration en rupture avec la tradition

Rompant avec la tradition de faire adopter une Déclaration à la fin des G20, le Président Cyril Ramaphosa “a pris tout le monde par surprise”, en la présentant, samedi, 22 novembre, au premier jour du Sommet de Johannesburg. Le texte insiste sur la gravité du changement climatique, salue des objectifs ambitieux pour les énergies renouvelables. Et évoque le poids de la dette des pays pauvres ainsi que les inégalités, des formulations rejetées par Washington. Les dirigeants du G20 ont également réclamé “une paix juste, complète et durable” en Ukraine, mais aussi au Soudan, en République démocratique du Congo et dans “les territoires occupés palestiniens”.

V. A.