Il y a 70 ans, se tenait le Premier ‘Congrès des écrivains et artistes noirs’ à la Sorbonne grâce à Alioune Diop…

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Des participants au premier congrès des écrivains et des artistes noirs en 1956 (DR-Rfi).

Paris (© 2026 Afriquinfos)- En septembre 1956, se tenait le premier Congrès à Paris, à la Sorbonne. Une rencontre organisée  Alioune Diop, fondateur de Présence Africaine, et qui a réuni  près d’une cinquantaine d’écrivain(e)s, d’artistes poètes, peintres et musiciens et d’intellectuel(le)s venus d’Afrique, des Amériques, des Caraïbes, des Antilles et d’ailleurs d’écrivains, noirs.

Leur objectif était clair : affirmer la valeur et la spécificité des cultures africaines à l’époque où les mouvements de décolonisation commençaient à prendre forme. Le rassemblement a été perçu comme une première étape collective pour contrer les stéréotypes euro‑centriques et placer la création artistique noire sur le devant de la scène intellectuelle internationale.

Soixante-dix ans plus tard, donc ce vendredi 18 septembre, la même enceinte universitaire accueille plusieurs activités, notamment un colloque accompagné d’une exposition dénommée « Congrès 56« qui retrace les moments forts du congrès  et  une journée de tables rondes  

La rencontre de ce vendredi ambitionne ainsi de mettre en regard l’héritage d’Alioune Diop, avec les enjeux, les luttes et les formes de création contemporaines.

Florence Alexis, l’une des deux commissaires, dirige ce 18 septembre, la mise en scène des archives, des photographies et des œuvres présentées lors de l’événement de 1956. Son rôle s’enrichit d’une dimension personnelle : son père, le célèbre écrivain haïtien Jacques Stephen Alexis, avait participé à la première édition du congrès, ce qui lui confère une perspective à la fois familiale et professionnelle.

Florence Alexis souligne que, malgré les avancées, de nombreuses « citadelles » restent à conquérir. Elle rappelle que le combat de 1956 visait à obtenir une reconnaissance institutionnelle et à créer des espaces de diffusion pour les artistes noirs. Aujourd’hui, les questions portent sur la visibilité dans les circuits muséaux, le financement des projets culturels et la place des langues africaines dans les programmes universitaires. Selon elle, le colloque sert de point de repère pour mesurer les progrès et identifier les lacunes persistantes.

L’exposition ne se contente pas de regarder en arrière ; elle propose également des ateliers et des tables‑rondes destinés aux jeunes créateurs africains et de la diaspora. L’objectif affiché est de transformer le souvenir du congrès en un levier d’action concrète, afin que la renaissance culturelle amorcée en 1956 trouve un écho durable dans les politiques publiques et les pratiques artistiques contemporaines.

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