Abidjan (© 2026 Afriquinfos)- Comme l’avait annoncé en juin dernier le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, la Côte d’Ivoire et le groupe brésilien PETROBRAS franchissent une nouvelle étape dans la valorisation du bassin sédimentaire ivoirien. Réunis ce jeudi 17 septembre 2026 à Abidjan, les responsables ivoiriens et brésiliens ont procédé à la signature de huit Contrats de partage de production (CPP), portant à 75% le taux d’occupation du bassin sédimentaire national.
Les huit contrats portent sur les blocs CI-513, CI-600, CI-601, CI-602, CI-603, CI-605, CI-701 et CI-702. Ils portent à 75% le taux d’occupation du bassin sédimentaire national, soit une superficie d’environ 63.000 km² sur laquelle se déroulent des activités de production, d’évaluation et d’exploration permettant d’envisager de nouvelles découvertes majeures.
Présentée comme une première dans l’histoire du bassin sédimentaire ivoirien, l’accord de ce 17 septembre avec PETROBRAS confie simultanément huit blocs à un même opérateur.
Le processus a débuté en mars 2025, lors de la campagne de promotion du bassin ivoirien organisée à Houston, en marge de la conférence CERAWeek.
Le 30 mai 2025, PETROBRAS a officiellement manifesté son intérêt pour ces huit blocs, situés principalement dans la partie ouest du bassin, en eaux profondes et dans des zones encore peu explorées, avec une profondeur variant entre 1 500 et 4 000 mètres de colonne d’eau.
Selon le Directeur général des Hydrocarbures, Bienvenu Esse, les contrats, validés le 3 juin 2026, prévoient une première période de deux à trois ans consacrée à l’achat, au retraitement et à l’interprétation des données sismiques existantes, ainsi qu’aux études géologiques.
Les deuxième et troisièmes périodes, d’une durée de trois à quatre ans, incluent l’acquisition de 4 491 km² de données sismiques 3D et la réalisation de plus d’une dizaine de forages. Le Ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Energie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly évoque, pour la première phase d’engagement, un investissement de plus de 250 milliards de FCFA, destiné notamment aux données sismiques de dernière génération et à au moins huit forages en eaux très profondes.
Sur le plan financier, les huit contrats prévoient un bonus de signature de 24 millions de dollars. La compagnie nationale PETROCI dispose d’une participation initiale de 10 %, assortie d’une option payante de 15 % supplémentaire, pouvant porter sa part à 25 % en cas de découverte.
PETROBRAS détient, pour sa part, 90 % des parts et assure le rôle d’opérateur, comme l’a précisé dans son discours Sylvia Maria Couto dos Anjos, directeur de l’Exploration et de la Production de la compagnie.
En cas de découverte, le partage de la production après recouvrement des coûts prévoit 62,5 % des volumes pour la partie ivoirienne contre 37,5 % pour PETROBRAS, suivant les mécanismes progressifs définis dans les accords.
Le gouvernement met également en avant les perspectives en matière de contenu local, de transfert de compétences, de création d’emplois et de développement des entreprises ivoiriennes intervenant dans la chaîne de valeur des hydrocarbures.
Pour Sylvia Maria Couto dos Anjos, ces huit blocs représentent environ 34 000 km² et traduisent un engagement à long terme de PETROBRAS en Côte d’Ivoire. La compagnie entend mobiliser ses 70 ans d’expérience, ses technologies et ses compétences dans l’exploration et la production offshore, notamment en eaux profondes et ultra-profondes.
Elle a également insisté sur la complémentarité entre l’expertise internationale de son groupe et la connaissance du bassin détenue par la PETROCI, dans une logique de collaboration et de partage des connaissances.
Plus de 250 milliards de FCFA annoncés
Adama Coulibaly a rappelé les réformes engagées par le gouvernement pour renforcer l’attractivité du code pétrolier et améliorer l’environnement des affaires.
Le choix de PTROBAS constitue, selon lui, un élément important de cette opération. Le groupe brésilien dispose notamment d’une expertise dans l’exploration et la production en offshore ultra-profond.
Le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie a, pour sa part, précisé les engagements financiers prévus dans le cadre de cette opération. PETROBAS devrait investir, dans une première phase, plus de 250 milliards de FCFA.
Ces investissements doivent notamment permettre l’acquisition de données sismiques de dernière génération et la réalisation d’au moins huit forages en eaux très profondes.
Pour les autorités ivoiriennes, ces opérations doivent contribuer à une meilleure connaissance du potentiel du bassin sédimentaire et à la poursuite du développement de la production nationale d’hydrocarbures.
Du côté brésilien, la directrice de l’exploration et de la production de Petrobras, Sylvia Marie, a présenté les huit contrats comme un engagement destiné à approfondir la coopération avec la Côte d’Ivoire.
V.A



