Les promesses d’Emmanuel Macron à l’Afrique à la tribune de la 80è AG de l’ONU

Le Président de la République française, Emmanuel Macron, a prononcé, ce 23 septembre 2025, un discours à la tribune des Nations Unies

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Les promesses d'Emmanuel Macron à l'Afrique à la tribune de la 80è AG de l'ONU
Emmanuel Macron à la tribune de l'ONU (DR-France 24).

New York (© 2025 Afriquinfos)- Le Président de la République française, Emmanuel Macron, a prononcé, ce 23 septembre 2025, un discours à la tribune des Nations Unies dans lequel il s’est penché sur les situations que traversent plusieurs pays du monde. Notamment ceux du continent africain.

’J’ai eu l’occasion d’observer les générations futures du fléau de la guerre et proclamions notre foi dans les droits fondamentaux de l’Homme, et nous nous engagions à créer les conditions de la justice, à favoriser le progrès social, à pratiquer la tolérance et à vivre en paix les uns avec les autres. Nous ne rêvions pas, et en convoquant ici notre passé et ce que nous étions il y a huit décennies, j’ai envie de vous dire ce soir, nous avons le droit de rêver, parce que notre monde d’aujourd’hui mérite la même détermination à agir ensemble. Nous étions cinquante et un à San Francisco, et ce sont désormais cent quatre-vingt-treize États membres qui siègent dans cette Assemblée’’, a présenté le dirigeant de l’Hexagone à l’entame de son discours.

’Le Soudan, Haïti, la République démocratique du Congo, la liste est aussi longue qu’insoutenable des violences que subissent les populations dans ces territoires de guerre. De grandes transformations sont aussi en cours pour nous tous sur cette planète. Le changement climatique n’est pas maîtrisé, l’effondrement de la biodiversité se poursuit, les efforts que la plupart d’entre nous sont prêts à faire se heurtent au cynisme de quelques-uns qui peuvent faire la différence, mais s’y refusent encore. Et nous voyons l’accélération des technologies qui ouvrent d’immenses horizons, d’immenses opportunités, mais laissent aussi le champ libre à des forces d’autant plus dangereuses qu’elles ne sont pas régulées’’, a-t-il précisé.

Recentrer la place de la France dans le monde

« Un traité sur les pandémies, un traité pour protéger la haute mer, un autre pour financer le développement. C’est bien que la complexité du monde n’est pas une raison de renoncer à nos principes et nos ambitions. Et en quelque sorte, nous vivons un moment paradoxal où nous avons besoin, plus que jamais, de restaurer l’esprit de coopération qui a prévalu il y a quatre-vingts ans. Et où, pour autant, nous sommes en train de nous diviser et où, il faut bien le dire, les divisions au sommet de l’ordre mondial, la fracturation du monde, nous freinent dans notre capacité collective à régler les grands conflits du moment. Ou à relever les défis qui supposent de nous entendre« , a aussi défendu E. Macron.

« Il nous faut travailler ensemble pour retrouver ce multilatéralisme efficace! Et il est vain à cet égard de diviser le Nord du Sud, de penser qu’il y aurait un Occident uni face à un Sud global, fantasmes, récits du moment qui voudraient opposer bloc à bloc les uns aux autres. Ici, dans cette enceinte, il n’y a que des femmes et des hommes qui n’ont pas les mêmes religions, qui pensent différemment, dont les civilisations sont parfois différentes, mais qui ont décidé un beau jour que bâtir la paix, relever les défis, en particulier de l’inégalité ou des grandes transitions du monde, suppose qu’ils oublient ces différences pour coopérer tous ensemble« , a en outre plaidé le plus jeune dirigeant de la Vè République en France.

« C’est pourquoi il nous faut consolider plutôt les règles existantes et les institutions qui garantissent notre autorité collective et cette efficacité. Les droits de l’Homme restent le pilier central de l’édifice des Nations Unies et donnent leur cohérence à l’ensemble des mesures que nous prenons. Et dans cette période où les conflits se multiplient et s’étendent, ce sont aussi à des crises massives des droits humains que nous faisons face », a tenu par ailleurs à rappeler l’ex argentier de l’économie française.

« Notre devoir à tous est donc de veiller au respect du droit humanitaire international, comme nous proposons de le faire dans ce cadre de l’initiative mondiale que nous portons avec quelques homologues, l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, la Jordanie, le Kazakhstan et le CICR. Soutenons la Cour pénale internationale dans sa lutte contre l’impunité. Permettons que les arrêts de la Cour de justice internationale soient mis en œuvre« , a également servi le numéro un français.

« L’autorité du droit est notre meilleure chance face à la loi du plus fort. L’application des principes est le seul remède aux deux poids deux mesures que tant d’entre nous sont venus dénoncer à cette tribune, devant cette Assemblée, depuis que nous en avons fait le Parlement du monde. La paix et la sécurité sont pour tous« , a conclu Emmanuel Macron.

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