Le Caire (© 2025 Afriquinfos)- L’économie égyptienne se porte bien et fait même le pied du nez aux agences de notation. Les performances du Caire ont été remarquables au cours du troisième trimestre de l’exercice 2024/2025, atteignant un taux de croissance de 4,8%, son niveau le plus élevé au cours des trois dernières années et dépassant les estimations précédentes de Fitch Ratings de seulement 4,1%.
Portée par un secteur du tourisme en pleine croissance, l’augmentation des recettes d’exportation et l’amélioration de l’activité industrielle et des services, en plus de la mise en œuvre continue de grands projets nationaux qui stimulent la demande locale et créent des opportunités d’emploi directes et indirectes, l’économie égyptienne affiche des couleurs flamboyantes. Ceci, au-delà des prévisions des agences de notation. Si Fitchs Ratings a estimé le taux de croissance en Egypte au troisième trimestre de l’exercice 2024/2025 à 4,1%, celui-ci a atteint 4,8%, son niveau le plus élevé au cours des trois dernières années.
À la lumière de ces bons résultats, l’agence a relevé ses prévisions de taux de croissance du PIB égyptien pour l’exercice 2024/25 de 3,9% à 4,1%, notant que cette croissance reflète la capacité de l’économie égyptienne à s’adapter aux défis mondiaux, notamment la hausse des taux d’intérêt internationaux et le ralentissement des taux d’investissement mondiaux.
Ces bons chiffres interviennent après que l’Égypte a été confrontée pendant des années à la pression d’une inflation croissante, d’une crise monétaire et d’une diminution des réserves de change. Le Caire a amorcé son redressement grâce à une série de mesures visant à restaurer la confiance des investisseurs. En 2024, le pays a obtenu un soutien de plusieurs milliards de dollars de la part des alliés du Golfe, du FMI et de l’UE, ce qui a permis d’alléger la pression sur les réserves et la monnaie. La banque centrale a également adopté un régime de taux de change plus souple, attirant de nouveaux capitaux et améliorant l’accès aux devises fortes. Les industries telles que l’industrie manufacturière et les exportations ont gagné du terrain, le gouvernement ayant mis l’accent sur la substitution des importations et les chaînes de valeur locales. L’Égypte a également approuvé d’importants investissements dans les domaines de l’énergie, de la logistique et des infrastructures, dans le but de stimuler l’emploi et de réduire le déficit commercial.
Bien que l’inflation reste élevée et que les niveaux d’endettement soient importants, le gouvernement vise une croissance du PIB de 5 % pour l’exercice 2025.
Boniface T.



