Le nouveau putsch à Bissau écœure plusieurs démocraties africaines et institutions régionales

Le Ghana a exprimé sa «grande préoccupation et son profond mécontentement » face à ce qu'il a qualifié de tentative effrontée de renverser la volonté du peuple de la Guinée-Bissau.

Afriquinfos Editeur
2 Min de Lecture
Le nouveau putsch à Bissau écœure plusieurs démocraties africaines et institutions régionales
Samuel Okudzeto Ablakwa (Ministre des Affaires étrangères du Ghana, photo, DR).

Accra (© 2025 Afriquinfos)- Le Coup d’Etat militaire perpétré en Guinée-Bissau ce 26 novembre 2025, quelques jours seulement après que les citoyens aient voté lors des élections présidentielles et législatives (du 23 novembre), a provoqué moult réactions.  

Le Ghana a exprimé sa «grande préoccupation et son profond mécontentement » face à ce qu’il a qualifié de tentative effrontée de renverser la volonté du peuple de la Guinée-Bissau.

Accra a déclaré que l’action militaire avait entravé l’annonce prévue des résultats des élections, prévue pour le 27 novembre 2025, et interrompu la trajectoire démocratique du pays. Le Gouvernement du Ghana a appelé au rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel en Guinée-Bissau et a exhorté tous les acteurs concernés à respecter le processus démocratique.

Il a souligné que tout grief découlant des élections devait être traité par des mécanismes pacifiques, transparents et légalement reconnus plutôt que par la force ou une intervention inconstitutionnelle.

Dans une déclaration conjointe publiée mercredi 26 novembre 2025, les chefs des Missions d’observation électorale de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), rejoints par le président du Forum ouest-africain des Sages, ont eux aussi exprimé leur «profonde inquiétude » et leur condamnation sans ambiguïté face au coup d’État militaire qui a éclaté alors que le pays attendait la proclamation officielle des résultats.

V. A.