Bamako (© 2025 Afriquinfos)- Les jihadistes du JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) ont mené plusieurs attaques ces 13 et 14 septembre à l’ouest du Mali, où ils ont décrété un blocus au début du mois, ainsi qu’au centre du pays. Plusieurs dizaines de camions ont été brûlés, et des positions de l’Armée ont été ciblées. Toutefois les Autorités maliennes restes déterminées à déployer tous les moyens pour assurer l’approvisionnement du pays en carburant. Confidences ce 16 septembre 2025 à Bamako du Premier ministre, l’Officier Abdoulaye Maïga.
Les autorités maliennes sont déterminées à déployer tous les moyens pour assurer l’approvisionnement du pays en carburant, a déclaré mardi à Bamako le Premier ministre Abdoulaye Maïga.
Des « réponses d’envergure » sont en cours afin « d’améliorer de façon drastique la sécurisation des parcours d’approvisionnement du pays », a détaillé M. Maïga, lors d’une rencontre avec une délégation du Groupement malien des professionnels du pétrole (GPP).
Un convoi escorté de camions-citernes en provenance du Sénégal a été attaqué, dimanche dernier, sur l’axe Kayes-Bamako (RN1), selon l’Agence malienne de presse. D’après les témoignages recueillis sur place, « les véhicules ont été détournés de leur trajectoire normale avant d’être incendiés« . Pour sa part, l’armée a déclaré avoir réagi à cette attaque, sans fournir de bilan détaillé.
« Ce qui s’est passé est un événement regrettable. Sachez qu’à chaque fois qu’un fils du pays meurt sur le champ de bataille, c’est un drame« , a affirmé le Premier ministre, soulignant « la résilience, la sensibilisation et le respect des consignes des forces armées de défense et de sécurité« .
« Nous sommes des Maliens, il faut que nous continuions à approvisionner le Mali, mais avec le concours de l’Etat« , a déclaré, de son côté, le secrétaire permanent du GPP, Ibrahim Touré.
Une intensification des opérations de l’Armée malienne
Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans a annoncé, le 4 septembre dernier, qu’il décrétait un blocus sur plusieurs axes routiers de l’ouest du Mali ; ce à quoi les Forces armées maliennes ont répondu par une intensification de leurs opérations pour sécuriser la zone et protéger les convois de marchandises reliant le Sénégal et le Mali.
À l’ouest du Mali, l’armée malienne est désormais présente sur certains axes routiers. Du coup, les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) semblent avoir changé de stratégie pour imposer leur blocus. On ne les voit plus aussi souvent instaurer des barrages en territoire malien sur la route reliant Bamako à Dakar. Ils circulent dorénavant à motos et mènent des embuscades et des assauts parfois spectaculaires contre les convois de véhicules.
C’est la stratégie utilisée ces 13 et 14 septembre, d’abord dans la localité de Kolokani située à une centaine de kilomètres de Bamako. Plusieurs camions citernes transportant du carburant venant du Sénégal ont été brûlés. La circulation a été fortement perturbée.
Autre attaque jihadiste, cette fois-ci près de la localité de Kayes, située plus à l’ouest du Mali. Cette route facilite plus de 70% des importations maliennes. Les Jihadistes sont également présents dans le centre du Mali. Vers la localité Konna, ils ont attaqué une position de l’armée malienne ce 14 septembre. Un bilan contradictoire circule.
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