L’antidote de Joao Lourenço contre le virus du 3è mandat que son parti tentait de lui inoculer 

Le Président angolais, João Lourenço, réaffirme qu’il quittera le pouvoir à la fin de son deuxième mandat en 2027, conformément à la Loi fondamentale de son pays.

Afriquinfos Editeur
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L'antidote de Joao Lourenço contre le virus du 3è mandat que son parti tentait de lui inoculer 
Joao Lourenço, Président de l'Angola (DR).

Luanda (© 2025 Afriquinfos)- La fièvre d’un troisième mandat anticonstitutionnel ne se propagera pas du côté de Luanda. Le Président angolais, João Lourenço, réaffirme qu’il quittera le pouvoir à la fin de son deuxième mandat en 2027, conformément à la Loi fondamentale de son pays.

Pour la prochaine élection présidentielle prévue en Angola en 2027, le parti au pouvoir, le MPLA (Mouvement populaire de libération de l’Angola) qui dirige le pays depuis son indépendance en 1975, devra se trouver un autre candidat.

L’actuel Président, João Lourenço, issu de ce parti, a annoncé qu’il ne rempilera pas en 2027. Dans une récente interview, le dirigeant, qui a été réélu pour un second mandat lors des élections d’août 2022, questionné sur l’éventualité qu’il se présente pour un 3ème mandat, a indiqué que la Constitution de l’Angola est claire à ce sujet. Et n’autorise que deux mandats présidentiels: «Cette disposition sera rigoureusement respectée», a martelé João Lourenço. Il ajoute que la Constitution ne doit pas «être interprétée de manière commode, mais doit être pleinement respectée».   

Cette position de João Lourenço détonne vis-à-vis de celle jusque-là adoptée par le MPLA. Le parti est au pouvoir depuis l’indépendance du pays en 1975. Son prédécesseur José Eduardo dos Santos a dirigé le pays sous l’égide du MPLA de 1979 à 2017. João Lourenço ne voit pas en effet les choses de la même manière. Déjà quelques mois plus tôt, dans une précédente interview, le Président angolais déclarait être à la recherche d’un successeur.

Il y a souligné qu’il pensait à la question de la succession présidentielle «chaque jour». «Je ne peux pas permettre que le pays tombe entre les mains de quelqu’un de hasardeux. Je me bats pour trouver une personne qui fera au moins autant pour l’Angola que moi – voire davantage», a mis en avant le Président angolais.

S. B.