N’Djaména (© 2026 Afriquinfos)- Le pourvoi en cassation introduit par les avocats de Succès Masra a été rejeté ce 21 mai par la Cour suprême. A l’issue d’une audience à huit clos et sous haute sécurité, la Cour confirme la condamnation à 20 ans du leader du parti Les Transformateurs.
L’institution a ouvert l’examen du pourvoi en cassation du Dr Succès Masra, président du parti Les Transformateurs, et de ses coaccusés, condamnés en première instance à 20 ans de prison ferme et au versement d’un milliard de francs CFA d’amende le 9 août 2025. Le rejet du pourvoi en cassation par la Cour suprême marque la fin du parcours judiciaire au Tchad pour l’ancien Premier ministre. Me Francis Kadjilembaye s’exprime : «La Cour suprême a prononcé un arrêt de rejet. Nous prenons acte de cette décision et nous aviserons au moment opportun de ce qui adviendra».
L’un des principaux avocats de Succès a fait cette déclaration ce jour-même. Pour rappel, les chefs d’accusation retenus contre le leader des Transformateurs étaient entre autres, diffusion de messages à caractère haineux et xénophobe ; complicité de meurtre en lien avec les violences dites de Mandakao.
La Cour suprême du Tchad, se saisit du dossier explosif impliquant Succès Masra. L’ancien chef du gouvernement, condamné le 9 août 2025 par la Cour d’appel de N’Djamena à vingt ans de prison pour diffusion de messages haineux et complicité de meurtre dans le cadre des violences meurtrières de Mandakao ayant causé plus de quarante morts, se trouve désormais à un tournant judiciaire et politique décisif. Dans tout le pays, les regards convergent vers cette institution perçue comme le dernier rempart du droit, tandis que la population s’interroge sur la portée réelle de la décision attendue.
Car la Cour suprême du Tchad, juridiction suprême du système judiciaire, n’est pas un tribunal de réexamen des faits. Elle n’entend pas de témoins, ne reconstitue pas les scènes, ne réévalue pas les preuves. Son rôle est strictement juridique : elle contrôle la bonne application de la loi, la régularité de la procédure et la cohérence de la motivation des décisions rendues par les juridictions inférieures, notamment la cour d’appel de N’Djamena.
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