La 2è économie d’Afrique australe à pied d’œuvre pour réviser son Code de la Famille

Afriquinfos Editeur
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M. Adão de Almeida, Président de l'Assemblée nationale angolaise (DR, radiosolidaria.ao)

Luanda (© 2025 Afriquinfos)- Les législateurs angolais vont plancher sur un nouveau code la famille. L’actuel qui date des années 1980 et ne reflète plus le contexte social du pays, nécessite une révision urgente.

C’est le président de l’Assemblée nationale angolaise, Adão de Almeida, qui le mardi 9 décembre, en marge de la célébration du centenaire de la juriste Maria do Carmo Medina, principale instigatrice du Code de la famille actuel, a, annoncé qu’il fallait le dépoussiérer.

S’adressant à des universitaires, des magistrats, des étudiants et des membres de familles, M. de Almeida a expliqué que la nouvelle Constitution et les profondes mutations sociétales en Angola rendent la révision de la législation impérative. Selon le chef du Parlement, les nouveaux phénomènes culturels, les comportements humains et les conceptions sociales posent des défis auxquels le code de 1988 ne répond plus de manière adéquate.

« Il est nécessaire de veiller à ce que le Code de la famille continue de refléter la lettre et l’esprit de la Constitution tout en s’adaptant à une société de plus en plus dynamique », a déclaré M. Adão de Almeida. Selon lui, dans le nouveau code la famille, une attention particulière sera portée à des phénomènes qui menacent la stabilité des familles angolaises. Il a notamment pointé du doigt, le mariage d’enfants, la violence domestique, en particulier la violence envers les enfants. M. de Almeida a également évoqué l’abandon de paternité et le non-respect de l’obligation alimentaire. Les accusations de sorcellerie envers des enfants seront également combattues dans le nouveau code de la famille en Angola.

S.B.