Kenya/Les crises et violences récurrentes affectent le tourisme dans le pays

ecapital
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Depuis un an, les incidents de sécurité se sont succédés, notamment sur la côte et en particulier dans les villes de Lamu et de Mombassa, où deux touristes occidentales ont été tuées au mois de juillet dernier. «La menace doit être considérée comme élevée sur l'ensemble du territoire», prévient le ministère français des Affaires étrangères sur son site internet, ce qui ne décourage toutefois pas certains voyageurs.

«Les récentes attaques terroristes dans le pays ont eu un impact très négatif sur le tourisme dans le pays en général. Le taux de fréquentation du sanctuaire a chuté de façon très importante par rapport à la même période l'année dernière », explique Wario Galgalo, l'un des responsables du lodge touristique sur les plaines du sanctuaire de Taita Hills, dans le sud-est du pays. Il travaille désormais "de façon très étroite avec les organes de sécurité dans le partage des ressources et des informations pour limiter la menace". Ce lodge monté sur pilotis, de nature parfaitement préservée abrite une cinquantaine d'espèces mammifères, et plus de 350 espèces d'oiseaux protégées par une petite armée de rangers qui luttent 24 heures sur 24 contre le braconnage, l'un des grands fléaux de cette région du monde.

À Taita Hills, la lutte se mène bien sur un double front sécuritaire : celui pour les hommes mais aussi celui pour la faune. Autant d'éléments qui conduisent à compliquer l'équation touristique du Kenya.

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P. Amah