‘Journée de l’Afrique 2026’: Antonio Guterres interpelle pour une dernière fois comme SG onusien tous les Africains sur ces maux

«Aujourd’hui, comme chaque jour, l’ONU est fière de collaborer avec les pays d’Afrique pour bâtir l’avenir pacifique, prospère et durable que méritent les Africaines et les Africains», s’est rendu disponible le diplomate Guterres qui quitte ses fonctions de SG onusien fin 2026.

Afriquinfos Editeur
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''Le sida peut être vaincu”, António Guterres, Secrétaire Général de l'ONU (photo, DR).
''Le sida peut être vaincu”, António Guterres, Secrétaire Général de l'ONU (photo, DR).

NEW YORK (© 2026 Afriquinfos)- Pour son dernier message à l’Afrique dans la peau de SG de l’ONU, le Portugais Antonio Manuel de Oliveira Guterres a mis en avant les potentialités demeurant sous-exploitées sur le continent auquel toutes les puissances font la cour.

Voici l’intégralité du message adressé par le SG de l’ONU au continent berceau de l’Humanité, à la faveur de la dernière «Journée de l’Afrique» célébrée (tous les 25 mai) durant ses deux mandats onusiens.

«En cette Journée de l’Afrique, nous célébrons les multiples atouts, la résilience et le potentiel du continent ainsi que son influence croissante sur la scène internationale.

Les peuples d’Afrique s’attellent depuis des générations à affronter et à surmonter les conséquences dévastatrices de l’esclavage et du colonialisme, façonnant dans l’adversité un esprit d’unité et un dessein commun.

Cette détermination collective sert aujourd’hui de moteur à la réalisation d’objectifs partagés : exploiter les possibilités que recèlent le libre-échange continental et les énergies renouvelables, promouvoir l’innovation, favoriser le développement durable et jeter les bases d’une paix, d’une stabilité et d’une prospérité durables.

Le thème retenu cette année met l’accent sur une autre priorité commune : l’approvisionnement en eau et l’assainissement.

Ces services sont indispensables pour garantir la santé publique, préserver la dignité humaine et assurer des débouchés économiques. Pourtant, des millions de personnes sur le continent, en particulier des femmes et des jeunes, n’ont toujours pas accès à ces services essentiels en raison de la faiblesse des investissements, de l’insuffisance ou de l’inexistence des infrastructures et de l’intensification des effets des changements climatiques.

Pour assurer la mise en place et le bon fonctionnement de systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement qui soient sûrs, résilients et accessibles, il importe de mobiliser davantage de ressources nationales et de réaliser des investissements soutenus dans la gouvernance du secteur.

Il faut également que la communauté internationale fasse preuve d’une plus grande solidarité pour aider les pays d’Afrique à bénéficier de financements, à accéder à des mécanismes d’allègement de la dette et à tirer parti de partenariats public-privé. Il faut en outre investir massivement dans l’électrification et la transition énergétique en Afrique afin d’assurer l’accès de toutes et de tous à des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement, de réduire la vulnérabilité du continent face à la volatilité de l’approvisionnement mondial en pétrole et de contribuer à mettre fin à la dépendance mondiale aux combustibles fossiles».

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