Hydrocarbures: De bonnes nouvelles pour ‘Total’ au Congo et ‘BP’ en Algérie

Afriquinfos Editeur
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Une agent de Total Energie (DR)

Brazzaville (© 2026 Afriquinfos)- Au Congo et en Algérie, le secteur des hydrocarbures vient d’enregistrer d’excellentes nouvelles. Le géant de l’énergie TotalEnergies a annoncé une nouvelle découverte d’hydrocarbures sur la licence Moho au large de la République du Congo. Du côté de l’Algérie, le géant britannique des hydrocarbures a obtenu une autorisation de prospection dans le ‘’ bassin est’’ dans le pays.

Dirigée par TotalEnergies en tant qu’opérateur (63,5%) aux côtés de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) – dirigée par son directeur général Raoul Ominga – et de Trident Energy, cette découverte visait la structure Moho G au sein du complexe Moho plus large, renforçant ainsi la position du pays en tant que producteur mature de premier plan disposant d’un potentiel inexploité.

La Chambre africaine de l’énergie (AEC) félicite TotalEnergies pour cette dernière réalisation, saluant l’engagement à long terme de l’entreprise envers le secteur amont du Congo. La Chambre reconnaît également le rôle essentiel joué par la SNPC et le ministre des Hydrocarbures Bruno Richard Itoua dans la promotion d’un environnement stable et favorable aux investissements, permettant aux opérateurs internationaux de prospérer. Leur approche collaborative continue de positionner le Congo comme une destination compétitive pour les investissements dans l’exploration ainsi que comme un lieu d’implantation pour les opérateurs étrangers.

Située au sein du prolifique complexe de Moho – qui représente plus de la moitié de la production totale de pétrole du Congo –, la structure Moho G a rencontré une colonne d’hydrocarbures d’environ 160 mètres dans des réservoirs albiens de bonne qualité.

Cette découverte vient compléter la précédente découverte de Moho F, les deux gisements combinés présentant des ressources récupérables estimées à 100 milliards de barils. Cette nouvelle découverte est particulièrement significative compte tenu de sa proximité avec les infrastructures de production existantes, ce qui permet des raccordements rentables et une commercialisation accélérée. Cela inclut les installations FPSO d’Alima et de Likouf, qui ont une capacité de production combinée actuelle de 90.000 b/j.

Pour TotalEnergies, cette dernière découverte s’inscrit parfaitement dans les plans de la société visant à étendre sa capacité de production sur les principales licences au Congo.

‘’La dernière découverte de TotalEnergies au Congo envoie un message fort au marché : c’est un pays où les infrastructures, les politiques et les partenariats se conjuguent pour dégager une réelle valeur. Le Congo prouve que l’exploration ne se limite pas aux bassins pionniers, mais consiste à maximiser ce dont on dispose déjà et à le faire de manière plus intelligente, plus rapide et plus efficace’’, déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.

Au-delà de Moho Nord, le paysage de l’exploration au Congo continue d’évoluer, les opérateurs recherchant des volumes supplémentaires tant sur les marges offshore que terrestres. Parmi les campagnes majeures, citons le lancement par Perenco, en février 2026, de la plate-forme Kombi 2 – une installation de 200 millions de dollars visant des réserves supplémentaires de 10 millions de barils sur le champ Kombi-Likalala-Libondo II. Cette infrastructure de nouvelle génération accueillera une campagne de forage de six puits à partir de 2026, visant à renforcer la production et à optimiser l’efficacité du champ.

British Petroleum (BP) fait son comeback en Algérie

La compagnie britannique des hydrocarbures, British Petroleum (BP), revient en Algérie, six ans après l’avoir quitté en vendant ses activités à l’italien ENI.

Elle vient d’obtenir une autorisation de prospection en Algérie, dans le bassin de l’Est, auprès de l’Agence nationale algérienne pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT).

‘’Dans le cadre de sa stratégie visant à renforcer l’attractivité du domaine minier national et à promouvoir de nouvelles opportunités d’exploration, ALNAFT annonce l’octroi d’une autorisation de prospection à BP, acteur majeur de l’industrie énergétique mondiale’’, a expliqué l’’Agence dans son communiqué.

Selon la même source, ce retour de BP constitue ‘’un signal fort de la confiance renouvelée des compagnies internationales dans le potentiel du domaine minier algérien ainsi que dans le cadre de partenariat promu par l’agence’’.

Le domaine minier algérien, qui s’étend sur plus de 1,7 million de km2, ‘’offrait de vastes zones à fort potentiel, dans un contexte marqué par l’évolution rapide des technologies d’exploration’’, ALNAFT a souligné qu’elle impulsait ainsi ‘’une nouvelle dynamique fondée sur l’innovation et l’intégration de technologies avancées, afin d’améliorer la connaissance du sous-sol et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour la valorisation des ressources hydrocarbures’’.

Cette autorisation accordée à BP, ajoute l’agence, ‘’s’inscrit dans cette dynamique et cible le bassin de l’Est, avec l’ambition de mobiliser des technologies de pointe dans les opérations de prospection afin d’approfondir la connaissance du potentiel énergétique de cette région’’.

Après plus de 30 ans de présence sur le marché algérien, BP, avait décidé de quitter l’Algérie, une décision annoncée en juin 2021. A l’époque, l’ancien président-directeur général du groupe pétrolier algérien, Sonatrach, Toufik Hakkar, avait justifié cette décision par la volonté de BP ‘’de déplacer son activité vers les énergies nouvelles’’.

Il avait précisé alors que «le départ de cette compagnie d’Algérie se fera de manière progressive». Mais la cession définitive de tous les actifs de BP, y compris ses intérêts dans les concessions productrices de gaz d’In Amenas et d’In Salah (sud du pays) à l’italien ENI n’a été finalisé qu’en 2023.

British Petroleum était associé, dans le cadre d’une joint-venture, avec Sonatrach et Equinor à hauteur ‘’de 45,89% à In Amenas et de 33,15% à In Salah’’. L’exploitation de ces actifs a débuté en 2006 et 2004 respectivement. «En 2021, ils ont produit environ 11 milliards de m3 de gaz, 12 millions de barils de condensats et de GPL», avait indiqué à l’époque BP.

V. A.