Ouagadougou (© 2025 Afriquinfos)- À l’occasion du 3ᵉ anniversaire de son accession à la magistrature suprême, le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, s’est prêté, ce dimanche 28 septembre 2025, à un long échange avec la presse dans l’émission « 90 minutes face à la presse » sur la RTB. Il a abordé plusieurs questions dont les questions socio-économiques.
Le capitaine Ibrahim Traoré a lors de son entretien évoqué une volonté de réformes profondes et une rupture avec le passé. Une révolution est mise en œuvre pour transformer tous les aspects de la vie publique (comportement, gouvernance, économie, commerce), afin d’obtenir des résultats différents.
D’après l’actuel dirigeant du Faso, la continuité n’est pas une option et que le peuple a compris l’importance de ce changement. Chaque jour révèle de « maux » dans la société, mais les initiatives lancées apportent satisfaction, avec l’envie d’en faire encore plus.
Sur le plan de la gouvernance, la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance sont centrales. M. Traoré affirme qu’on ne peut rester dans des postes de responsabilité sans rendre des comptes et illustre les enjeux entre privilèges et besoins essentiels (eau potable, dignité, justice sociale).
Pour le Président, ‘’l’accès à l’eau potable et la réduction des privations sont présentés comme des priorités, justifiant des initiatives dans l’agriculture pour soutenir une population majoritairement agricole. On insiste sur la nécessité de donner des possibilités aux cultivateurs et de valoriser le surplus produit. En campagne, les cultivateurs se sentent mieux implantés et capables de nourrir leur famille tout en ayant des revenus issus de la revente du surplus. Ce contexte illustre le sentiment d’amélioration et d’espoir lié à ces réformes’’.
L’accès équitable aux ressources essentielles, comme l’eau potable, et la réduction des privations restent des priorités pour le capitaine Traoré. L’initiative est surtout axée sur l’amélioration des conditions de vie des populations agricoles et l’augmentation des revenus grâce à une meilleure productivité.
La digitalisation et la transparence des finances publiques et des marchés publics sont présentées comme des leviers clés pour réduire les pratiques illégales et améliorer l’efficacité.
Le texte insiste sur une rupture avec l’ancienne mentalité politique fondée sur les privilèges et la corruption. Il appelle à une mobilisation des jeunes et à une responsabilisation accrue des dirigeants élus, avec la promesse d’un développement plus équitable et plus efficace.
Enfin, il est souligné que les progrès doivent encore s’approfondir et s’étendre, pour que les bénéfices soient réellement ressentis par l’ensemble de la population, et que les institutions s’adaptent pour soutenir une croissance durable.
Il déplore la persistance de la corruption et la flatterie en politique, tout en appelant à un changement de mentalité et à l’action pour que les responsables soient tenus responsables. Il souligne que beaucoup ont changé et s’impliquent, mais certains restent ancrés dans l’ancien radicalisme politique en insistant sur l’importance d’unité chez les jeunes, de transparence et de mérite dans les postes, et sur l’idée que les bénéfices doivent être accessibles à tous sans privilégier des groupes.
‘’Il existe des zones sécurisées qui permettent la production agricole; la production a fortement augmenté, favorisant la transformation locale et l’exportation des excédents, ce qui améliore la balance commerciale. Des mines reprises ou remises en activité participent à la croissance. Le gouvernement vise à exploiter l’or localement et à reprendre progressivement le contrôle des sous-sols, en co-exploitation avec les sociétés existantes. Le système précédent prévoyait des permis avec 10% pour l’État, sans contrôle suffisant; aujourd’hui, on renforce le contrôle et la part nationale, afin de soutenir la croissance économique’’.
V.A.



