Emmanuel Macron trace la voie en Afrique en 2026 à ses ambassadeurs sur le continent

Afriquinfos Editeur
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Le Président Français Emmanuel Macron (DR)

Paris (© 2026 Afriquinfos)- À l’occasion de la Conférence des ambassadrices et ambassadeurs, le Président Français Emmanuel Macron expose, jeudi 8 janvier aux ambassadeurs français réunis à Paris, les priorités de la France en matière de politique étrangère en 2026, notamment les questions européennes, l’Afrique, avec le sommet, je le G7 et les BRICS.

 Abordant les questions liées au continent dont il en fait une grande priorité et qu’il a évoquéespendant près d’une vingtaine de minutes, Emmanuel Macron a qualifié l’Afrique de quatrième grand partenariat de la France et qu’il faut consolider’’.

’C’est un partenariat d’égal à égal, on a revu, et on a eu raison de le faire, nos bases militaires, ça a été vu comme un abandon, détrompez-vous. On a fait avec constance les choses, on a rééquilibré le partenariat, on a enlevé la composante militaire qui n’était plus comprise par les pays et les jeunesses, on a rebâti un partenariat militaire qui est pertinent, et qui a montré sa force et sa pertinence au Bénin, et qu’on est en train de construire avec plusieurs autres pays. Nous l’avons fait sur des nouvelles thématiques, l’entreprenariat, la jeunesse, les industries culturelles et créatives, le sport’’, a laissé entendre le dirigeant Français.

On a un agenda mémorial et culturel totalement inédit, qui a permis de rééquilibrer totalement les choses. Et on veut mobiliser nos diasporas encore davantage.

Martelant que ‘’le partenariat africain est clé, Emmanuel Macron a annoncé que la France en 2026, ‘’doit aller au bout de ce travail, avec une politique beaucoup plus ambitieuse sur nos diasporas, qui fait partie des objectifs que j’ai donnés, avec le sommet de Nairobi, qui se tiendra au mois de mai prochain, et qui est un rendez-vous très important, qui permettra d’incarner cette véritable révolution de l’approche, de mettre au cœur nos partenariats, justement, dans l’économie, l’entrepreneuriat, etc., de mettre au cœur les acteurs africains, et qui se tiendra pour la première fois. Non seulement à Nairobi, mais j’y ai invité le Premier ministre Modi à mes côtés, et le chancelier Merz. Ce qui montre aussi le changement de l’approche et du logiciel’’, a-t-il déclaré.

Et donc, sur l’Afrique, allons au bout de la logique, montrons l’efficacité, consolidons nos partenariats, et je ne suis pas, évidemment, exhaustif, j’ai cité le Maroc, j’aurais pu évoquer la force de la relation aujourd’hui avec le Nigeria, ou l’Afrique du Sud, et celle avec le Kenya, tel qu’elle est incarnée, nous continuerons de suivre, évidemment, les grandes crises du Soudan et de l’Afrique, au grand lac. Mais cette stratégie et ce partenariat africain, c’est une des priorités de 2026, parce que nous avons à y tirer nos intérêts, notre influence, notre crédibilité, grâce aussi au choix diplomatique que nous avons fait, et à cet investissement des dernières années. Je vous demande de le relier dans toutes les ambassades en Afrique et ailleurs, et là où nous avons besoin d’améliorer les choses, c’est dans l’implication du monde économique en Afrique.

’Nous faisons méthodiquement, pour ce qui est de l’économie, l’exact contraire de ce que je viens de dire. C’est-à-dire, à mesure que nous avons complètement réinventé la relation diplomatique pour la rendre plus intelligible, trop de nos groupes se sont désinvestis du continent africain. Donc je demande à ce qu’on apporte des réponses sur les sujets financiers. Il y a 15 ans, nous étions une puissance bancaire et financière en Afrique, tout le monde a vendu, a déclaré le dirigeant.

.Et il y a une puissanimité de beaucoup qui n’est plus compréhensible. Et donc M. Macron a indiqué avoir instruit ses Ministres de vraiment revoir les choses en profondeur sur ce point précis, et au fond, d’emmener des groupes français de plus en plus nombreux en Afrique, et d’emmener ‘’ surtout ceux qui ont faim. Ceux qui ne se comportent pas bien, ceux qui n’ont pas faim, il ne faut plus les emmener’’.

Selon le dirigeant, il y’a entre-autre beaucoup, des PME, des start-up, des ETI, qui ont envie de bien travailler de manière respectueuse dans cet esprit de partenariat.  ‘’Il faut y aller à fond. En tout cas, c’est un partenariat auquel je crois, dans lequel on a démontré de l’efficacité, sur lequel il y a une bataille des narratifs, il est fondamental. Et donc là, il faut continuer d’avancer’’, a-t-il dit.

La lutte contre  la désinformation, une priorité

Le troisième élément, après nos intérêts, ‘’nos partenariats, notre influence, c’est évidemment les instruments, cette influence et nos intérêts. Il y a deux points que je voulais ici mentionner, de manière extrêmement rapide, sur lesquels je demande aux ministres d’avancer, c’est d’abord consolider tout ce que nous avons fait sur l’influence, justement, la lutte contre la désinformation. Parce que l’autorité du Premier ministre, et je le remercie, il y a un très gros travail qui est fait, il est d’ailleurs diplomatique, il peut être militaire, il est très interministériel. On ne doit pas perdre cette bataille des narratifs’’.

D’après M. Macron, les intérêts de la France, son influence, se défendent aussi dans les récits qui sont faits, dans la lutte contre la désinformation partout, et dans la défense de ce que nous faisons. Au fond, on s’interdit de défendre ce qu’on fait. L’honnêteté m’oblige à constater que beaucoup d’acteurs français se sentent interdits, parce qu’ils sont français, de défendre la France, ses intérêts, ou la bonne action des français.

’Ça me surprend toujours, mais enfin, voilà, je constate que c’est comme ça. Et de l’autre côté, on est massivement attaqués par des gens qui nous reprochent qu’il y a des anticoloniaux. Au moment où on fait tout ce que je suis en train de raconter, des nouvelles puissances coloniales, et s’appuient sur un discours très anticolonial, et du coup très anti-européen, anti-occidental, anti-français, en mélangeant tout. On doit absolument mener cette bataille. On a construit les instruments, il y a un très gros investissement qui a été fait. Je souhaite qu’on aille beaucoup plus loin’’, s’ext-il exprimé.

La deuxième chose, a-t-il fait savoir, ‘’c’est que je demande vraiment aux ministres, aux ministres délégués, de renforcer la diplomatie économique. J’ai parlé de l’Europe et de l’Afrique, mais plus largement, je souhaite qu’on puisse avoir et bâtir un agenda beaucoup plus volontariste, de souveraineté, de production, de diversification de nos débouchés et de nos approvisionnements. Et donc, au-delà de la réforme de la Direction de la diplomatie économique, qu’on bâtisse une stratégie pays-secteurs beaucoup plus claire et offensive sur ce volet-là, dans le contexte nouveau que nous sommes en train de connaître’’.

’Et plus largement, je souhaite que sur nos partenariats, on revisite aussi les méthodes, les moyens et parfois les instruments qui sont à bâtir, même si je veux ici saluer le travail de Business France, de tous ses partenaires et des acteurs auprès d’elle, qui est absolument remarquable dans la matière et a permis d’avoir des résultats, et en termes d’attractivité, et en termes d’export, tout à fait remarquables ces dernières années’’, a-t-il affirmé avant de conclure ses propos en ces mots :’’J’y suis beaucoup revenu ces derniers temps, donc je n’irai pas plus loin’’.

Dès l’entame de son discours, le Président français a abordé les multiples crises dans le monde, de la guerre en Ukraine aux tensions autour du Groenland, en passant par le Venezuela.

Vignikpo Akpéné