Bangui (© 2025 Afriquinfos)- Ce 28 décembre, la République centrafricaine doit organiser simultanément, des élections présidentielles, législatives, régionales et municipales. Alors que l’échéance approche, les anciens Premiers ministres, Anicet-Georges Dologuélé et Henri-Marie Dondra, tous deux candidats, expriment leur réserves et dénonce les entraves au processus électoral.
Mardi 23 décembre 2025 à Bangui, l’Union pour le Renouveau Centrafricain, l’URCA, a tenu une conférence de presse pour dénoncer ce qu’elle qualifie d’entraves à la liberté de campagne de son candidat, Anicet Georges Dologuélé.
Le parti cite notamment l’interdiction d’un meeting prévu à Bouar. Selon l’URCA, son candidat aurait été maintenu à son hôtel par les forces de sécurité, l’empêchant de se déplacer et de rencontrer ses partisans, au motif que le président sortant tenait, au même moment, un meeting dans la ville.
“ Notre candidat a été empêché de tenir son meeting à Bouar. Il a été maintenu à son hôtel, sous surveillance, parce que le président sortant tenait également un meeting. Nous ne voyons pas en quoi Anicet Georges Dologuélé pourrait représenter un danger pour le président Faustin-Archange Touadéra. ”
‘’Pour l’URCA, ces restrictions portent atteinte au principe d’égalité entre candidats et compromettent le bon déroulement de la campagne électorale, tel que garanti par la Constitution. Malgré ces obstacles, le parti affirme poursuivre sa mobilisation sur le terrain et se dit renforcé par l’accueil réservé à son candidat à travers le pays’’, a souligné Carole Papeniah, Porte-parole du candidat de l’URCA – Centrafrique.
L’URCA appelle les autorités et les institutions électorales à garantir une campagne libre, équitable et apaisée, condition essentielle à la crédibilité du scrutin présidentiel.
Dans cette même veine, l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra, a exprimé de vives critiques contre le contexte électoral et les conditions d’application du code de bonne conduite, tout en réaffirmant son respect des règles démocratiques.
Dans une déclaration datée du 12 décembre 2025, Henri-Marie Dondra a félicité les membres du cadre de concertation pour leur engagement vers l’apaisement, mais a dénoncé l’absence de dispositions pour l’application pratique du code de bonne conduite.
Il a justifié son absence à la cérémonie de signature en citant plusieurs entraves :
Restrictions Logistiques : Interdiction des stades pour les meetings de son parti et restriction des moyens de déplacement.
Problèmes Éthiques : Poursuite des diffamations et injures dans les médias.
Détention Illégale : Détention de proches dans les prisons, qu’il considère comme illégale.
M. Dondra a affirmé : ‘’Je préfère m’abstenir de cautionner une pratique de mauvaise conduite, en marquant de ma présence cette cérémonie de signature du code de ce jour 12/12/25’’. Il a néanmoins conclu en réaffirmant son statut de républicain et son respect des règles du jeu démocratique.
Le Contexte du Quadruple Scrutin
La République centrafricaine s’apprête à organiser un quadruple scrutin le 28 décembre 2025, comprenant :
L’élection présidentielle.
Les élections législatives, régionales et municipales.
Sept candidatures sur dix ont été validées par le Conseil constitutionnel pour la présidentielle, dont :
Le Président sortant, Faustin-Archange Touadera, qui brigue un troisième mandat consécutif.
Les anciens Premiers ministres, Anicet-Georges Dologuélé et Henri-Marie Dondra, tous deux candidats.
Vignikpo Akpéné



