Le Caire (© 2025 Afriquinfos)- Officiellement débuté en juillet dernier, le Plan de Développement économique et social pour l’exercice 2025/2026 en Égypte, a été détaillé dans les grandes lignes par le ministère du Plan, du Développement économique et de la Coopération internationale qui a ainsi révélé, les attentes du Caire en termes de croissance économique qui est de 4,5 %, alors que le FMI table sur une croissance de 4,3 %.
Dr Rania Al-Machat, ministre égyptien du Plan, du Développement économique et de la Coopération internationale a lors de sa présentation du Plan de développement économique et social pour l’exercice 2025/2026, indiqué que celui-ci reflète une approche, axée sur le financement pour le développement, garantit la cohérence entre les stratégies nationales et sectorielles, et optimise l’utilisation des différentes sources de financement, qu’elles proviennent du Trésor public ou des flux de financement concessionnel de la part des partenaires bilatéraux et multilatéraux, en cohérence avec les priorités et programmes de l’État.
Selon le document du plan, le taux de croissance économique cible pour 2025/2026 est de 4,5 %, ce qui porterait le PIB à près de 9,1 trillions de livres aux prix constants et 20,4 trillions aux prix courants, contre 17,3 trillions attendus en 2024/2025, soit une hausse de 18 %.
En matière d’investissements, le plan prévoit une hausse sans précédent du volume total des investissements, atteignant 3,5 trillions de livres, contre 2,6 trillions attendus en 2024/2025 et 1,8 trillion réalisés en 2023/2024. Le taux d’investissement devrait ainsi passer à 17,1 % du PIB, contre 15 % en 2024/2025 et 13 % en 2023/2024.
Les investissements privés devraient s’élever à 1,94 trillion de livres, représentant 63 % du total, tandis que les investissements publics seraient limités à 1,16 trillion de livres (37 %), en ligne avec l’orientation de l’État visant à réduire la charge de la dette et à élargir l’espace disponible pour le secteur privé et l’investissement étranger direct, notamment dans les projets à haute valeur technologique.
Dr Rania Al-Machat, a précisé que dans ce projet de plan 2025/2026, son département a mis l’accent sur l’attraction des investissements directs étrangers et la conclusion de grands partenariats régionaux et arabes, tout en renforçant le rôle du secteur privé dans les efforts de développement et qu’il repose sur une méthodologie innovante qui inscrit l’exercice 2025/2026 dans un cadre budgétaire pluriannuel (2025/2026 – 2028/2029), afin d’harmoniser la vision du Plan et des Finances.
En outre, le Plan de Développement économique et social pour l’exercice 2025/2026, donne la priorité à des secteurs clés tels que l’agriculture, l’industrie manufacturière, les technologies de l’information et de la communication, ainsi que des secteurs où l’Égypte dispose d’un avantage comparatif, comme le tourisme et la logistique. Les services essentiels, surtout la santé, l’éducation et la recherche scientifique, bénéficient également d’une attention particulière, tout en veillant à un équilibre régional des investissements pour réduire les disparités de développement entre les gouvernorats.
Boniface T.



