Edition 1 du ‘Salon GITEX Future Health Africa Morocco’, une autre marque du smart power du Royaume en Afrique

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Edition 1 du 'Salon GITEX Future Health Africa Morocco', une autre marque du smart power du Royaume en Afrique
Ouverure du GITEX Future Health Africa Morocco (photo, DR).

Casablanca (© 2026 Afriquinfos)- Casablanca accueille depuis ce 4 mai et ce, jusqu’à ce mercredi 6 mai 2026, la première édition de Gitex Future Health Africa Morocco. Axé autour du thème ‘’La digitalisation de l’avenir des soins de santé en Afrique: l’IA au service des soins essentiels’’, ce rendez-vous consacré à la transformation numérique de la santé en Afrique a rassemblé des acteurs publics et privés de la santé venus de plus de 27 pays. Ainsi que 200 marques exposantes.

Placée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, la 1ère édition du GITEX Future Health Africa Morocco, ouverte par le ministre marocain de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, est organisée sous l’égide du ministère de la Santé et de la Protection sociale, en partenariat avec la Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé (FM6SS), et portée par KAOUN International.

En ouverture du salon, le ministre a souligné que ‘’plus que jamais, la santé reste une politique profondément publique’’, notant que ‘’c’est aussi un marché global, massif, stratégique’’. ‘’En Afrique, tout s’accélère en même temps : les infrastructures, le digital, l’industrie et les financements’’, a-t-il dit.

Evoquant le thème de cette édition, le Ministre a indiqué que ‘’les enjeux sont concrets. Des algorithmes épidémiologiques qui anticipent les flambées avant nos systèmes de surveillance. La télémédecine généralisée pour abolir les distances. L’aide au diagnostic qui compense les déserts médicaux. L’IA qui commence à assister les actes les plus complexes, des centres de santé jusqu’à nos CHU’’.

Pour le responsable, l’un des objectifs de cet événement est d’offrir à l’Afrique une plateforme d’action. ‘’Un espace où startups, industriels, investisseurs et décideurs publics se trouvent dans la même salle, autour des mêmes projets. Où des partenariats se nouent. Où des financements se décident’’, a-t-il dit.

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans un message vidéo diffusé à cette occasion,  a noté que les technologies numériques, notamment l’intelligence artificielle (IA) constitue un outil puissant pour mettre en place des systèmes de santé résilients, équitables et efficaces.

Dans un message vidéo diffusé à cette occasion, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a signalé que les technologies numériques, notamment l’intelligence artificielle, constituent un outil puissant pour mettre en place des systèmes de santé résilients, équitables et efficaces.

 ‘’Ce qui importe le plus, c’est la manière dont ces outils sont conçus et déployés’’, a-t-il relevé, plaidant pour des solutions qui répondent à des besoins réels, des systèmes de données qui préservent la confiance, des technologies qui soutiennent les professionnels de santé plutôt que de les remplacer, et des investissements qui renforcent les capacités nationales et la collaboration régionale.

‘’Cette conférence rassemble des décideurs politiques, des cliniciens, des innovateurs, des investisseurs et des partenaires afin de se concentrer précisément sur ces questions, de la transformation des hôpitaux et des infrastructures numériques au financement des systèmes de santé et à la protection des données de santé’’, a-t-il dit. Ce dernier a affirmé que l’OMS est prête à aider les pays à mettre la transformation numérique au service des objectifs de santé publique, d’un meilleur accès, d’une meilleure qualité et d’une meilleure préparation pour l’avenir.

De son côté, le directeur délégué de la Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé (FM6SS), Youns Bjijou, a affirmé que la transformation numérique du secteur de la santé doit impérativement s’inscrire dans une logique d’équité, d’accès universel et de souveraineté sanitaire à l’échelle nationale et continentale, conformément à la Vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Il a estimé que la santé «n’est pas une charge budgétaire mais un investissement stratégique de premier rang», rappelant les impératifs de souveraineté sanitaire, d’élargissement de l’accès aux soins et de réduction des inégalités territoriales et sociales.

La FM6SS alerte sur la fracture numérique

Il a mis en exergue le potentiel de l’intelligence artificielle en matière de diagnostic précoce, d’amélioration de la qualité de prise en charge et de développement d’une médecine personnalisée, précisant que ces avancées doivent «augmenter les capacités du soignant» sans se substituer à la dimension humaine de la relation médicale.

Par ailleurs, le directeur délégué de la FM6SS a mis en garde contre les risques d’une fracture numérique susceptible de creuser davantage les inégalités, appelant à un déploiement inclusif des innovations afin de garantir à chaque citoyen, quel que soit son lieu de résidence, un accès équitable aux soins et aux technologies de pointe. Sur le plan continental, M. Bjijou a relevé que la souveraineté sanitaire ne peut être envisagée uniquement à l’échelle nationale, plaidant pour une coopération africaine renforcée fondée sur le partage des connaissances, le transfert de technologies et le développement des capacités locales.

Dans ce cadre, il a rappelé la portée de la Déclaration de Dakhla (novembre 2025), comme référence pour une coopération Sud-Sud structurante et durable en matière de santé.

Pendant trois jours (4-6 mai), le salon rassemblera des acteurs publics et privés de la santé venus de près de 30 pays, ainsi que 200 marques exposantes, notamment AstraZeneca, Pfizer, Sanofi, Numih et Elekta, confirmant l’intérêt croissant des grands groupes mondiaux pour le potentiel du marché marocain et africain de la santé.

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