Rabat (© 2026 Afriquinfos)- C’était le clap de fin de la 31e édition du Salon International de l’Édition et du Livre (SIEL), ce dimanche 10 mai 2026. Marquée par une affluence exceptionnelle et une programmation d’une densité inédite, cette édition portée par l’attractivité internationale a fait de Rabat -Ville Lumière et capitale culturelle du Maroc- une destination mondiale du livre et de la pensée durant dix jours.
L’édition 2026 (1er-10 mai 2026) a fait office d’un grand succès avec : 891 exposants venus de plus de 60 pays, un fonds documentaire de plus de 130.000 titres, et plus de 3 millions d’exemplaires mis à la disposition des visiteurs.
Selon les premières données de l’agence MAP, l’affluence a atteint des sommets, s’inscrivant dans la lignée de la dynamique de l’année précédente, où les ventes avaient dépassé la barre des 100 millions de dirhams. Cette année, l’invité d’honneur, la France, a également contribué à ce rayonnement par une programmation riche et diversifiée.
L’un des faits marquants de cette édition a été l’implication majeure du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH). Son pavillon n’a pas seulement été un lieu d’exposition, mais un véritable laboratoire d’idées. Le Conseil a réussi le pari de lier l’acte de lire à la protection des libertés, en abordant des thématiques d’actualité telles que les droits numériques, l’égalité des genres et la justice. À travers des ateliers pour la jeunesse et des débats de haut niveau, le CNDH a réaffirmé que la culture est le socle de la citoyenneté.
Le dernier jour du Salon a été particulièrement intense au pavillon du CNDH, avec deux rendez-vous phares:
-Littérature et identité : Une discussion passionnée autour de l’ouvrage « At-talh la yukhti’u al-qibla » de M. Bouzid Moloud El Ghely. Animée par M. Jouda El Wali (membre de la CRDH de Laâyoune-Sakia El Hamra), cette session a exploré les dimensions humaines et culturelles profondes de l’œuvre.
-Industries culturelles : Une table ronde dédiée aux défis et perspectives du secteur au Maroc. Ce panel a réuni des experts de renom tels que l’éditeur Yassin Retnani, la directrice de l’ISADAC Latifa Ahrar, et Sophia Akhmisse de la Fondation Ali Zaoua, sous la médiation de la journaliste Ghita Zine.
Avec un total de 342 activités culturelles organisées tout au long du Salon, le SIEL 2026 a démontré que le livre reste un moteur de développement, alliant impératifs économiques de l’édition et noblesse du savoir.
En refermant ses portes, le SIEL laisse derrière lui l’image d’un Maroc moderne où le dialogue démocratique et la conscience collective se construisent au fil des pages. Rabat donne d’ores et déjà rendez-vous aux amoureux des lettres pour une 32e édition qui s’annonce déjà très attendue.
Ont pris part à l’événement des acteurs du secteur, des intellectuels et des créateurs venus de divers horizons, pour partager une expérience humaine où se conjuguent construction de soi et connaissance de l’autre.
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