Washington (© 2025 Afriquinfos)- Le fantasque milliardaire américain aujourd’hui Président des États-Unis n’en est pas à sa première, il est même coutumier du fait. Sauf que ce coup-ci, Donald Trump s’en prend à un ancien Président américain, Barack Obama, qu’il accuse sans fondement de «complot» et de «trahison».
On n’en avait pas fini avec son étonnement de voir le Président du Libéria, un pays né de l’installation sur la côte ouest-africaine d’anciens esclaves américains, parler couramment l’anglais, que Donald Trump fasse à nouveau la ‘Une’ des médias, et pas pour de bonnes raisons. Alors qu’il recevait mardi le Président philippin Ferdinand Marcos Jr, l’excentrique milliardaire a encore fait du «Donald Trump».
Dans le Bureau Ovale face aux médias, le Président américain a lors d’une tirade dont il le secret, lancé des accusations à tout-va. Il a notamment nommément cité l’ancien Président Barack Hussein Obama, l’ancienne Secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, l’ancien directeur du FBI James Comey, l’ancien directeur du renseignement national John Brennan et d’autres personnalités, qu’il a accusées d’avoir comploté contre lui et d’avoir tenté de «truquer l’élection».
Des déclarations qui n’ont été étayées par aucune preuve. C’est en effet une habitude chez le magnat de l’immobilier, au point les médias américains s’amusent à documenter les contre-vérités de Donald Trump. Selon le Washington Post, lors de son premier mandat, il a distillé plus de 30.000 déclarations fausses ou trompeuses entre 2017 et 2021.
En effet alors, qu’il est accusé d’agressions sexuelles dans l’affaire Epstein, le dirigeant de 79 ans veut visiblement détourner l’attention dont il fait l’objet. Donald Trump accuse Barack Obama, président des États-Unis de 2009 à 2017 et d’autres membres de l’ancienne administration, d’avoir propagé de fausses informations dans le but de lui nuire sur une possible ingérence russe dans la campagne de 2016. «Il est temps de traquer des gens», a déclaré l’actuel locataire de la Maison Blanche, en indiquant que le ministère de la Justice avait la main pour lancer d’éventuelles poursuites.
De graves accusations qui ont contraint une mise au point de l’équipe de Barack Obama qui ne réagissait pas jusque-là aux attaques de Donald Trump: «Par respect pour la présidence, notre bureau n’accorde généralement pas de réponse aux absurdités et à la désinformation constantes provenant de la Maison Blanche. Mais ces affirmations sont suffisamment scandaleuses pour en mériter une. Ces allégations étranges sont ridicules et constituent une piètre tentative de diversion», peut-on lire dans un communiqué signé de Patrick Rodenbush, porte-parole de l’ancien Président démocrate.
L’équipe de communication de Barack Obama conclu son communiqué en indiquant que «rien dans le document publié la semaine dernière ne remet en cause la conclusion largement acceptée selon laquelle la Russie a œuvré pour influencer l’élection présidentielle de 2016, mais n’a pas réussi à manipuler les votes».
Cette sortie accusatrice de Donald Trump intervient alors qu’un nouveau de la directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard, minimise l’ampleur de l’ingérence russe dans l’élection de 2016 en mettant en avant des courriels de l’Administration Obama montrant que des responsables avaient conclu, avant et après l’élection, que Moscou n’avait pas piraté les systèmes électoraux des États pour manipuler les votes.
S. B.



