Documentaire ‘France-Afrique, le divorce ?’, un zoom parlant sur la ‘Refondation’ voulue par Macron depuis 2017

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Paris (© 2026 Afriquinfos)-  Le Documentaire ‘France-Afrique, le divorce ?’ : Il s’agit de l’histoire de ce divorce, éclairant le point de vue africain sur cette crise. Raconté à travers le prisme des colères qu’il suscite, des rancoeurs, des comptes à régler et des défis majeurs qui se profilent.

Tourné en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Bénin et au Tchad, le film met en lumière une génération en quête de souveraineté et d’équité, refusant désormais toute forme de tutelle.

Avec des aller-retours sur les différentes époques caractérisant le couple franco-africain, l’œuvre audio-visuelle explore le  jusqu’à aujourd’hui, et analyse les inconséquences de la politique française sur le continent, ses hypocrisies, les complaisances des leaders africains ainsi que l’impact des nouvelles rivalités : russes, chinoises et jihadistes.

Enfin, le film réalisé et écrit par Ksenia Bolchakova, Alexandra Jousset, révèlera les menaces nouvelles des mouvements terroristes du Sahel en pleine expansion et plus dangereux que jamais.

C’est un exercice d’explication et de justification auquel s’est livré le chef de l’État français. Dans le documentaire « France-Afrique, le divorce ? », diffusé par l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron revient longuement sur la dynamique qu’il tente d’imprimer aux relations diplomatiques entre Paris et le continent depuis 2017. Au-delà des constats de rupture dans certaines zones, le président français a tenu à mettre en lumière une trajectoire spécifique qui incarne, selon lui, la nouvelle méthode de partenariat qu’il appelle de ses vœux.

Se posant en premier président de la Ve République né après les indépendances, Emmanuel Macron défend une ligne de crête : sortir des relations fondées sur le passé sans pour autant verser dans la repentance. Selon les propos rapportés par l’agence Anadolu, il revendique la fin des systèmes postcoloniaux et des ingérences traditionnelles. Cette posture l’amène à analyser froidement le retrait militaire français du Sahel, qu’il refuse de percevoir comme un échec stratégique, mais plutôt comme la conséquence d’un refus de maintenir des rapports de force imposés.

Le locataire de l’Élysée pointe directement la responsabilité des systèmes politiques nationaux qu’il juge « défaillants » au Sahel. Pour lui, le recours à la Russie par les autorités de transition, notamment au Mali, vise à combler un « vide sécuritaire » laissé par la rupture de la coopération avec la France. Emmanuel Macron se montre particulièrement offensif sur la nature de cette alternative, qualifiant la stratégie russe et l’action du groupe Wagner de « néocolonialisme ».

Selon son analyse, l’offre sécuritaire de Moscou ne s’inscrit pas dans une logique de développement, mais dans un échange transactionnel : la protection des régimes en place contre l’accès aux ressources minières et le contrôle des systèmes d’information. Il estime que les populations civiles sont les premières victimes de ce basculement, qui préserve le pouvoir des dirigeants sans résoudre les crises structurelles.

Pour démontrer que sa politique de « refondation » peut fonctionner, Emmanuel Macron oppose à ces ruptures un exemple précis : le Bénin. Il cite la relation avec Cotonou comme l’illustration d’un partenariat « stabilisé » et décomplexé. Contrairement aux pays du Sahel où la coopération a cessé après des coups d’État, les liens institutionnels avec le Bénin se sont maintenus, y compris sur le plan sécuritaire face à la menace terroriste.

Le président français insiste sur le fait que cette stabilité a résisté aux aléas, notamment à certaines de ses propres déclarations passées, qualifiées de « fraternelles » et tenues dans un cadre informel. L’absence de crise diplomatique majeure avec le président Patrice Talon prouve, selon lui, la solidité d’un dialogue politique continu.

À travers ce cas d’école, Paris entend clarifier sa doctrine : la France reste engagée là où le cadre de coopération est souhaité et maintenu par les autorités locales souveraines, et se retire sans ingérence lorsque ce cadre est rompu.

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