Djibouti : Sécurité maximale après l’attentat au restaurant

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Le chef de la diplomatie djiboutienne, Mahmoud Ali Youssouf, a annoncé à la presse que le gouvernement a entrepris un renforcement de la sécurité suite à cet attentat.

"Nous avons rehaussé notre niveau d'alerte, nous avons multiplié les mesures de sécurité. Nous coordonnons ces activités de surveillance et de sécurité avec aussi bien les forces étrangères présentes à Djibouti qu'avec les services de renseignements des pays de la région : l'Ethiopie, le Yémen, la Somalie", a-t-il indiqué.

Le ministre djiboutien de l'Intérieur, Hassan Omar Mohamed, a affirmé pour sa part que les forces de sécurité, police et gendarmerie, ainsi que les services de renseignement travaillent d'arrache-pied, sept jours sur sept, vingt quatre heures sur vingt quatre, depuis cet attentat.

En effet, la présence policière est de plus en plus visible devant les bâtiments publics, les banques, les écoles et même l'entrée du marché principal de Djibouti-ville. Les contrôles routiers sont renforcés sur les principales artères de la capitale djiboutienne. Les sites stratégiques du pays sont bouclés.

Cette situation dont les Djiboutiens sont très peu habitués ne semble pas du tout les effrayer.

"La sécurité n'a pas de prix, et dans la vie il faut toujours savoir s'adapter même dans les conditions les plus difficiles (…) J'avoue que c'est stressant toute cette présence policière et ces contrôles, mais que voulez-vous, c' est au prix de notre vie", confie à Xinhua, Roda Saïd, réceptionniste dans un hôtel de la capitale djiboutienne.

Selon Jean Robert, expatrié français travaillant à Djibouti, le rehaussement du niveau de la sécurité à son maximal apporte plus d'assurances que de gênes. "Même si c'était le premier attentat suicide qu'ait connu Djibouti, même si cet attentat a fait très peu de victimes, honnêtement, j'approuve la décision des autorités djiboutiennes de rehausser le niveau de la sécurité, et de mettre en place tout ce mécanisme. Car tout simplement, cela apporte plus de quiétudes que de contraintes", a-t-il expliqué.

La mouvance terroriste shebab a revendiqué mardi l'attentat suicide perpétré samedi dernier dans un restaurant de Djibouti contre ce qu'il a appelé "les croisés français", demandant au président djiboutien de rapatrier ses soldats de Somalie et d'expulser les Français et les Américains des bases dont ils disposent dans son pays.