Le procureur spécial d’une juridiction béninoise a confirmé ce 20 avril qu’il préparait une demande d’extradition de l’influenceur panafricaniste Kemi Seba, arrêté la semaine écoulée par la Police sud-africaine à Pretoria.
Visé par un mandat d’arrêt au Bénin qui l’accuse d’avoir soutenu la tentative de coup d’Etat de décembre 2025, Kemi Seba reste en détention jusqu’à l’examen d’une demande de libération sous caution le mercredi 29 avril prochain. Le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), Elom Mario Metonou, a confirmé, dans un communiqué, qu’il « procédait actuellement à la préparation » d’une demande d’extradition de Kemi Seba. M. Metonou a assuré que « les autorités politiques n’interviennent à ce stade que pour assurer la transmission des demandes par voie diplomatique« .
La Police sud-africaine avait affirmé ce 16 avril qu’une procédure d’extradition était en cours mais sans préciser quel pays en avait fait la demande. Un des avocats l’ayant représenté à une audience ce 20 avril, Sesedi Phooko, avait indiqué à l’AFP avoir déposé une « demande d’asile politique » en Afrique du Sud. Mais sur le compte X de Kemi Seba, un message « inform(ant) l’ensemble des médias que Maître Sesedi Phooko ne représente pas Kemi Seba » a été publié plus tard ce 20 avril.
Conseiller de l’influenceur, Juan Branco, qui l’a défendu dans le passé, a déclaré à l’AFP que « Maître Phooko avait vu son mandat terminé par M. Seba avant qu’il fasse son intervention à la presse. Il n’y a, à ce stade, aucune demande d’asile qui a été déposée« , a-t-il ajouté.
De son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, l’influenceur Kemi Seba, 44 ans, compte 1,5 million d’abonnés. Ce dernier, qui comparaissait avec son fils de 18 ans de nationalité française ce 20 avril, s’est installé en Afrique du Sud il y a cinq mois, d’après un membre de son entourage.
« Il était dans une situation qui était irrégulière parce qu’il avait dépassé son visa de 2 mois et il n’avait pas régularisé sa situation« , a précisé cette source. Le parquet a demandé lors de l’audience un report afin de vérifier l’authenticité du passeport de Kemi Seba, son statut de résident et les soupçons de blanchiment d’argent qui pèsent sur lui, pour lesquels il fait l’objet d’un autre mandat d’arrêt, émis en juin 2025 par le Bénin.
© Afriquinfos & Agence France-Presse



