Décision du Jury d’appel de la CAF: Ces voix hors-Maroc qui appuient les Lions de l’Atlas

La décision du Jury d’Appel de la Confédération africaine de football (CAF) déclarant l'équipe nationale du Sénégal "forfait lors de la finale de la CAN 2025", et attribuant le trophée au Maroc, continue de susciter de vives réactions aux quatre coins de la planète.

Afriquinfos Editeur
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Décision du Jury d'appel de la CAF: Ces voix hors-Maroc qui appuient les Lions de l'Atlas
Hugo Broos, sélectionneur de l'Afrique du Sud (DR, ATS).

Le Caire (© 2026 Afriquinfos)- La décision du Jury d’Appel de la Confédération africaine de football (CAF) déclarant l’équipe nationale du Sénégal « forfait lors de la finale de la CAN 2025 », et attribuant le trophée au Maroc, continue de susciter de vives réactions aux quatre coins de la planète. Si en Afrique, majoritairement, c’est l’incompréhension qui prévaut, certaines voix, notamment hors du continent, se rangent du côté du Maroc. Arguant une « application stricte des textes régissant le tournoi ».

Comme on pouvait s’y attendre, au Maroc, c’est un sentiment de joie qui a accueilli le verdict du Jury d’Appel de la CAF qui a déclaré le Sénégal vaincu par forfait et fait des Lions de l’Atlas, les nouveaux champions d’Afrique. La Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) a salué cette décision indiquant qu’elle « va dans le sens du respect des règles et de la stabilité nécessaire à la bonne tenue des compétitions internationales ».

Le communiqué poursuit que la FRMF a, en toutes circonstances, « respecté les règles propres au règlement des différends liés aux compétitions, dans le respect du droit, tout en déposant ses conclusions, participant aux auditions auxquelles elle a été conviée, et s’attachant à faire respecter ses droits et les règles assurant le bon déroulement des compétitions ».

C’est cette même position que soutient Hugo Broos, le sélectionneur de l’Afrique du Sud. Interrogé sur le sujet, le technicien Belge qui avait pourtant été très critique envers le Maroc et l’organisation de la CAN 2025, estime que le droit a été dit : « C’est très dur pour le Sénégal de perdre le titre, mais les règles sont les règles : si tu quittes le terrain, c’est un forfait. » a-t-il lâché. Mais Hugo Broos déplore que l’organe de la CAF ait pris autant de temps pour rendre son verdict : La seule chose c’est : pourquoi attendre autant ? Pourquoi attendre 2 mois ? », a-t-il déclaré.

Le célèbre ancien arbitre international espagnol, Eduardo Iturralde González, penche, lui aussi pour un respect strict des textes. « Les règles du jeu sont faites pour être respectées et « le sport obéit à ce même principe », a précisé Iturralde González lors de l’émission « El Larguero » de la radio espagnole privée « Cadena Ser ». Il ajoute que « Les équipes engagées connaissent ces règles dès le début de la compétition et en acceptent les conséquences », estimant que la décision rendue s’inscrit dans une logique d’application des lois du jeu.

L’ancien international Camerounais, Joseph Antoine Bell, quant à lui, comprend la décision du jury d’Appel de la CAF, mais charge les deux équipes finalistes pour leur comportements antisportifs. « Ce qui est surtout inédit et dont personne ne parle, c’est le chaos qui a entouré cette finale, dû à une décision de l’entraîneur du Sénégal de demander à ses joueurs de quitter le terrain. C’est cela qu’il faut dénoncer. C’est aux acteurs de cette finale qu’il faut faire le procès. Ce qu’il faut dénoncer, c’est leur manque de fair-play. Il faut dénoncer celui des Sénégalais quand ils sont partis. Ça ne se fait pas, quel exemple pitoyable pour les jeunes footballeurs », a regretté l’ancien joueur.

Le célèbre gardien de but des Lions indomptables n’a pas non plus, épargné la sélection marocaine. « Le Maroc n’est pas en reste, il a lui aussi manqué de fair-play. Il a accepté de jouer parce qu’il pensait gagner, jusqu’à son penalty raté puis les prolongations. Et quand le Maroc a vu finalement qu’il a perdu, il a déposé une réclamation. C’est son droit, mais là aussi, c’est un manque de dignité sportif », a-t-il poursuivi.

Cette décision inédite du Jury d’Appel de la CAF a mis sens dessus dessous le monde du football africain. Les regards sont désormais tournés vers Lausanne et le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) qui doit réagir au recours introduit par le Sénégal.

Boniface T.