Les fanatiques d’Ekambi Brillant dans un immense deuil suite au décès de leur idole

Douala (© 2022 Afriquinfos)- Une icône de la musique camerounaise s’est éteinte le lundi 12 décembre. Ekambi Brillant, la star du Makossa est décédée à Douala des suites d’une longue maladie.

A son retour à Douala en octobre dernier après une évacuation médicale en Turquie, ses fans avaient repris espoir pour un rétablissement de leur idole. Ils avaient déjà retenu leur souffle pendant ses 8 mois d’hospitalisation entre l’hôpital militaire et l’hôpital général de Douala, avant une prise en charge plus importante en Turquie. C’est le choc quelques semaines plus tard à l’annonce ce lundi, du décès d’Ekambi Brillant. La triste nouvelle a été confirmée par un post sur la page Facebook officielle : C’est avec beaucoup de tristesse que nous annonçons le décès d’Ekambi Brillant. Son état de santé s’est dégradé hier soir et il est parti. Sa famille et ses proches vous remercient pour vos nombreux messages de condoléances », pouvait-on lire.

L’artiste avait 74 ans et laisse derrière lui un immense héritage culturel. Ekambi Ekambi Louis Brillant de son vrai nom, c’est plus de 5 ans de carrière et 20 albums qui ont traversé les générations.

Né le 18 juin 1948 à Douala, Ekambi Brillant est le fils d’un grand commerçant et promoteur culturel originaire de Dibombari, un village proche de la métropole économique. Très tôt, il se passionne pour la musique et apprend à jouer la guitare alors qu’il est élève au lycée Leclerc à Yaoundé. À 23 ans, il abandonne l’école et rejoint l’orchestre « Les crack’s » à Douala comme guitariste. En 1971, il remporte le concours de musique organisé par l’Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF), dont le jury est notamment composé de Manu Dibango et Francis Bebey, deux regrettées légendes de la musique camerounaise.

Ekambi Brillant connaîtra notamment le succès avec le titre «Elongui», extrait de l’album «Africa Oumba» vendu à 4 millions d’exemplaires. Cette chanson a été reprise par plusieurs artistes africains et européens. Il a aussi composé d’autres succès comme «Mussoloki», repris par la chanteuse Annie Anzouer.

Il a par ailleurs contribué à l’éclosion de plusieurs artistes comme Marthe Zambo, Aladji Touré ou encore Angélique Kidjo. Il avait été élevé au rang de « Commandeur de l’ordre de la valeur » du Cameroun le 20 mai 2016.

Boniface T.

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