New York (© 2026 Afriquinfos)- C’est la Maison Blanche qui doit être particulièrement attentive au vote programmé au Conseil de Sécurité de l’ONU. Ce 02 avril, les pays du Golfe, à travers le Secrétariat Général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), ont introduit un projet de résolution demandant un feu vert pour l’usage de la force pour libérer le détroit d’Ormuz.
Soutenu par les États-Unis qui s’est vu opposer un refus des pays européens pour «reconquérir» le Détroit d’Ormuz, un projet de résolution porté par le Bahreïn a appelé le Conseil de Sécurité de l’ONU à donner son feu vert à l’usage de la force pour libérer la stratégique voie maritime. «L’Iran a fermé le détroit d’Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains», a dénoncé Jassem Al-Budaiwi, Secrétaire général du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) lors de la première réunion du Conseil de Sécurité sur la coopération avec le CCG (regroupant l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman). «Nous appelons le Conseil de Sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale», a insisté le diplomate bahreïni.
Cette résolution discutée au Conseil de Sécurité depuis une dizaine de jours, malgré plusieurs modifications, fait face au veto de la Russie, de la Chine et de la France. «Dans le contexte actuel, autoriser les États membres à utiliser la force reviendrait à légitimer l’utilisation illégale et indiscriminée de la force, ce qui mènerait inévitablement à une nouvelle escalade», a déclaré l’ambassadeur chinois Fu Cong. Le Président français Emmanuel Macron a de son côté, estimé ce 02 avril qu’une opération militaire pour «libérer» le détroit stratégique serait «irréaliste», parce qu’elle «prendrait un temps infini» et comporterait «des tas de risques». Une position française qui déplaît fortement à Donald Trump, qui n’hésite pas à lui envoyer des piques à toutes ses sorties.
Le blocage du Détroit d’Ormuz par l’Iran (détroit où transite un cinquième de la production de pétrole mondiale, ainsi que du gaz naturel liquéfié) a des répercussions sur les cours du pétrole à l’échelle mondiale. Les prix du carburant montent en flèche partout en Europe, aux USA et en Afrique. Selon des experts, un blocage prolongé du Détroit d’Ormuz est une menace pour l’économie mondiale. Dans certains Etats de la planète, le gaz et l’électricité sont déjà rationnés pour éviter une pénurie.
S. B.



