CAN Maroc 2025: Continuer à gagner, quelle que soit la manière, pour les Lions de l’Atlas

Immédiatement après le coup de sifflet final, un vacarme de klaxons et de vuvuzelas a envahi le centre de Rabat. Des grappes de voitures se sont immobilisées près de fans dansant aux cris de "Vive le Maroc".

Afriquinfos Editeur
3 Min de Lecture
Equipe nationale du Maroc à la CAN 2025 (DR, FRMF).
Equipe nationale du Maroc à la CAN 2025 (DR, FRMF).

« Un gros bisou à Brahim Díaz »: plusieurs centaines de personnes ont célébré dans la soirée du 04 janvier à Rabat la victoire à l’arraché du Maroc face à la Tanzanie (1-0) qui a envoyé les Lions de l’Atlas en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN).

Un supporter du Maroc, dont la tête est maquillée aux couleurs du drapeau marocain, dans le tribunes du 8e de finale de la CAN remporté par le Maroc contre la Tanzanie, le dimanche 4 janvier 2026, à Rabat.
Un supporter du Maroc, dont la tête est maquillée aux couleurs du drapeau marocain, dans le tribunes du 8e de finale de la CAN remporté par le Maroc contre la Tanzanie, le dimanche 4 janvier 2026, à Rabat.

« C’était magnifique, bravo à notre sélection marocaine, nous sommes fiers d’elle et le peuple veut la Coupe d’Afrique », s’enthousiasme la jeune Alae El Kettani, à la sortie du Stade Prince Moulay Abdellah. Un peu plus loin, dans l’effervescence de la foule, Said Al Waghi, venu spécialement de Montpellier (sud de la France), glisse en souriant: « Un gros bisou à Brahim Díaz et à toute l’équipe marocaine »! Les Lions de l’Atlas ont fini par faire sauter le verrou tanzanien en seconde période, grâce à Brahim Díaz (64e), désormais meilleur buteur de la compétition avec quatre (04) réalisations.

Immédiatement après le coup de sifflet final, un vacarme de klaxons et de vuvuzelas a envahi le centre de Rabat. Des grappes de voitures se sont immobilisées près de fans dansant aux cris de « Vive le Maroc ». Si l’ambiance était majoritairement festive, certains supporters ont critiqué la prestation marocaine.

Said Nadir, un tatoueur de 33 ans, s’est dit « déçu du match » et de l’absence du milieu Azzedine Ounahi, qui souffre d’une déchirure à un mollet et ne pourra pas disputer le reste de la CAN. Sans être « convaincu » que le Maroc puisse aller jusqu’au bout, il rappelle que « la majorité des équipes qui ont gagné la CAN avant nous n’ont pas toujours fait forcément des sans-faute ».

« On n’a pas besoin de gagner 2-0 ou 3-0, le plus important, c’est de gagner », rétorque Omar Berni, 27 ans, un artiste marocain descendu dans la rue après avoir suivi le match à la télévision avec des amis. Hamza Ouakil, un professeur de surf marocain de 26 ans, se dit « confiant », tout en reconnaissant que la sélection devra encore affronter plusieurs équipes « fortes ». « C’est difficile de jouer la Coupe d’Afrique parce que le rythme est élevé, la contre-attaque est forte, les joueurs sont rapides, et ça prévaut sur la tactique. »

Ce 09 janvier, le Maroc affrontera le Cameroun, avec l’espoir de se rapprocher d’un deuxième sacre continental, après celui remporté en 1976.

© Afriquinfos & Agence France-Presse