Attaques complexes contre le Mali ce 25 avril: Revendications du JNIM clamant un soutien atypique

Les jihadistes du JNIM (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans), affilié à Al-Qaïda, ont revendiqué ce 25 avril une série d'attaques coordonnées avec la rébellion touareg contre des positions stratégiques de la Transition au Mali.

Afriquinfos Editeur
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Un soldat patrouille le long d'une rivière à Konna, au Mali, le 20 mars 2021.
Un soldat patrouille le long d'une rivière à Konna, au Mali, le 20 mars 2021.

Les jihadistes du JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), affilié à Al-Qaïda, ont revendiqué ce 25 avril une série d’attaques coordonnées avec la rébellion touareg contre des positions stratégiques de la Transition au Mali, en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes importantes de ce vaste Etat sahélien.

Le Mali est en proie depuis plus d’une décennie aux conflits et aux violences jihadistes, mais depuis la prise du pouvoir en 2020 par Assimi Goïta, ces attaques de la part des jihadistes et de la rébellion touareg du FLA (Front de libération de l’Azawad) sont sans précédent.

En septembre 2024, le JNIM avait revendiqué une double attaque d’une rare ampleur contre l’aéroport militaire de Bamako, la capitale, et contre l’Ecole de Gendarmerie, qui avait fait plus de 70 morts et 200 blessés, selon des sources sécuritaires. Les combats entre l’Armée et les assaillants, entamés ce 25 avril à l’aube, se sont poursuivis intensément dans l’après-midi en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes, en particulier à Kidal, bastion historique des groupes armés indépendantistes dans le nord.

Le FLA, groupe séparatiste réclamant le territoire de l’Azawad dans le nord du Mali, a annoncé contrôler Kidal. La ville avait été reprise en novembre 2023 par l’Armée malienne appuyée par des combattants du groupe paramilitaire russe Wagner, mettant fin à plus d’une décennie de contrôle par des groupes rebelles.

Dans un communiqué diffusé dans la soirée de ce 25 avril, le JNIM, qui lutte depuis des années contre les militaires au pouvoir à Bamako, proclame une « victoire« , estimant qu’elle est le fruit d’un travail acharné », d’une coordination avec ses « partenaires » et « grâce à la participation active de nos frères du Front de libération de l’Azawad« .

Il déclare assumer « la responsabilité » pour les attaques ayant visé ce 25 avril « le siège du Président malien Assimi Goïta, le siège du ministre malien de la Défense, Sadio Camara, l’aéroport international » de Bamako et « les sites militaires dans la ville de Kati » voisine.

Des incertitudes planent sur le sort du ministre de la Défense, du patron du renseignement malien et du chef de la Transition malienne. Selon des habitants, la résidence du ministre a été en grande partie détruite par une forte explosion. Son entourage a démenti des allégations selon lequelles M. Camara était blessé.

© Afriquinfos & Agence France-Presse