Un candidat pas comme les autres nominé pour le Prix Nobel de la paix 2022 : L’OMVS!

Dakar (© 2022 Afriquinfos)- Une institution sous régionale en charge de la gestion de l’eau, nominée pour le Prix Nobel de la Paix, ce n’est pas tous les jours que cela arrive. C’est pourtant ce qui arrive à l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) qui est en lice pour l’édition 2022 de la prestigieuse distinction.

Les actions ces 50 dernières années de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) qui regroupe la Guinée, le Sénégal, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal, ne sont pas passées inaperçues. Comme le révèle un communiqué, de « prestigieuses institutions et une éminente personnalité », ont proposé la candidature de l’OMVS pour le Prix Nobel de la Paix 2022. La candidature de l’OMVS a été proposée par Erik Orsenna, économiste, écrivain, professeur et membre de l’Académie française, ainsi que par des institutions comme le Geneva Water Hub, un centre de l’université de Genève qui promeut un plaidoyer politique pour l’utilisation de l’eau comme instrument de paix et de coopération.

Pour justifier leur initiative, ils estiment que l’organisation sous régionale : « a démontré depuis 50 ans, qu’un cours d’eau peut être à la fois vecteur de paix régionale, levier de progrès économique et ferment d’une culture commune, mettant en œuvre des principes de gouvernance et des programmes d’action garantissant une utilisation durable et partagée de l’eau entre ses quatre pays riverains ».

L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal a été́ créée en 1972 par le Mali, la Mauritanie et le Sénégal, rejoints en 2006 par la Guinée. Elle a été mise en place dans le but de gérer le bassin versant du fleuve Sénégal.

Pour le Réseau international des organismes de bassins (RIOB), dont le principal objectif est de promouvoir des relations permanentes entre les organismes intéressés par la gestion globale des ressources eau, cette nomination de l’OMVS peut inspirer d’autres bassins fluviaux pour promouvoir la solidarité entre territoires amont et aval autour de la gestion de la ressource en eau en tant que bien commun. Une distinction de l’OMVS serait tout aussi bénéfique car elle permettrait de « pérenniser un modèle de gouvernance transfrontalière exemplaire » dans un contexte marqué par l’instabilité politique due au changement climatique.

Boniface T.

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