Nigeria : Comme en 2018, Buhari s’oppose à réformes cardinales dans la loi électorale 

Abuja (© 2021 Afriquinfos)- Trois années ont passé mais Muhammadu Buhari n’a pas changé d’avis s’agissant des amendements à apporter à la loi électorale de son pays. Notamment en ce qui concerne l’organisation de primaires ou les votes électroniques. Dans une lettre adressée au Sénat, le président nigérian a, comme en 2018, marqué son opposition à ces réformes.

Les Nigérians seront appelés aux urnes dans un an pour une nouvelle élection présidentielle. Ils ne pourront pas compter sur leur président pour leur faciliter la tâche, notamment en autorisant les votes par voie électronique. L’organisation de primaires pour les candidats à ces scrutins ne reçoit pas non plus son assentiment.

Muhammadu Buhari y est opposé et l’a fait savoir au Sénat par courrier en indiquant que «l’amendement proposé en l’état est une violation de la démocratie, qui se caractérise par la liberté de choix». Pour lui, cela entraînerait des coûts supplémentaires et augmenterait les risques sécuritaires liés à la surveillance du scrutin. «Une participation aussi importante sans coordination efficace de la sécurité engendrera également des intimidations et des perturbations, ce qui soulèvera des problèmes de crédibilité quant aux résultats de ces élections», a ajouté le président de la première puissance économique du continent africain.

Si les partisans du vote par voie électronique arguent que cela «renforcerait la transparence de l’élection et faciliterait la collecte et l’annonce des résultats», Muhammadu Buhari la voit d’un mauvais œil. Cette position du Président nigérian n’est pas nouvelle, puisque déjà en 2018, il s’était déjà opposé à la mise en œuvre desdites réformes électorales.

Boniface T.

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